Notre-Dame-des-Landes : "Il vaut mieux arrêter les frais", estime Ségolène Royal

La ministre de l\'Environnement, Ségolène Royal, lors de la conférence Our Ocean, à Washington (Etats-Unis), le 16 septembre 2016.
La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, lors de la conférence Our Ocean, à Washington (Etats-Unis), le 16 septembre 2016. (JIM WATSON / AFP)

La ministre de l'Environnement met en garde contre "le risque d'une évacuation par la force", dans un entretien au "Journal du dimanche".

Alors que le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) divise toujours, "il vaut mieux arrêter les frais", déclare Ségolène Royal dans un entretien publié, dimanche 16 octobre, alors que l'évacuation des opposants à l'aéroport est programmée pour cet automne. Interrogée par le JDD, la ministre de l'Environnement alerte une nouvelle fois sur "le risque d'une évacuation par la force".

Elle suggère un "aménagement de l'aéroport actuel"

"Les élus locaux ne veulent pas perdre la face, c'est compréhensible. Mais le résultat du référendum, positif pour eux, leur permet justement de prendre acte de cette caution tout en reconnaissant que devant le blocage sur le terrain, il vaut mieux arrêter les frais, estime la ministre. Je suis prête à donner du temps pour des réunions de travail afin de sortir par le haut de cette situation, et j'appelle toutes les parties à faire un effort de bon sens", ajoute-t-elle, suggérant un "aménagement de l'aéroport actuel".

Le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, a recueilli 55% de voix favorables lors d'une consultation locale organisée en juin pour tenter de déminer une crise qui dure depuis plus de cinquante ans. Mardi, Manuel Valls a réaffirmé l'intention du gouvernement de procéder à l'évacuation des opposants au projet d'aéroport, dès cet automne.