Notre-Dame-des-Landes : Édouard Philippe exige l'évacuation des "squats qui débordent sur la route"

Le Premier ministre a rendu aujourd’hui son verdict sur le projet controversé d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. 

"Je constate aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes." Ce 17 janvier, Édouard Philippe a annoncé officiellement l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes après "50 ans d’hésitation". Le Premier ministre a assuré qu’il n’y avait "pas de solution idéale mais qu’il existe une alternative crédible au transfert de l’aéroport." Cette solution c’est "le réaménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique."

Modernisation et réaménagement de l’aéroport Nantes Atlantiques avant l’allongement de la piste 

Dans sa déclaration, Édouard Philippe a indiqué la suite des évènements. Dans un premier temps, "l’aérogare de Nantes Atlantique sera modernisée et les abords de piste seront aménagés pour permettre à l’aéroport d’accueillir plus de passagers", ce qui devrait se faire dans "des délais rapides."

En parallèle de cette mesure, le chef du gouvernement a annoncé l’engament de "la procédure pour l’allongement de la piste" afin de "réduire les nuisances sonores à Nantes". En outre, le gouvernement accompagnera "le développement de l’aéroport de Rennes Saint-Jacques, en commençant par l’agrandissement de l’aérogare pour mieux répartir le trafic aérien du Grand Ouest." Le but de ces initiatives est de "jouer sur la complémentarité rails/air", assure Édouard Philippe. 

Mettre fin à la "zone de non-droit"

Concernant le devenir de la ZAD, le Premier ministre promet de mettre fin à cette "zone de non-droit". Il exige pour cela l’évacuation des "squats qui débordent sur la route" et le rétablissement de la "libre circulation pour tous". Il laisse aux "occupants illégaux de ces terres" jusqu’au printemps prochain pour "partir d’eux-mêmes ou en seront expulsés". 

Enfin, Édouard Philippe a confirmé que "les agriculteurs expropriés pourront retrouver leurs terres s’ils le souhaitent."

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