Notre-Dame-des-Landes : l'Etat engage la reprise des travaux, prévus dès 2016

Des opposants au projet occupent le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 8 novembre 2014.
Des opposants au projet occupent le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 8 novembre 2014. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Un appel d'offres pour des travaux de débroussaillage de la desserte routière de l'aéroport a été publié, lundi, au bulletin officiel des annonces de marchés publics.

Le retour des engins de chantier n'est plus qu'une question de mois. La préfecture de Loire-Atlantique a annoncé, vendredi 30 octobre, que l'Etat engageait la "reprise des travaux" du projet contesté d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, en suspens depuis l'automne 2012.

"L'Etat a demandé aux maîtres d'ouvrage de la future plate-forme et de sa desserte routière de mettre en œuvre les démarches qui permettront de démarrer les travaux, souligne la préfecture. Ceci se traduit en particulier par le règlement des indemnités d'expropriation, la reprise des relations avec les entreprises et le lancement de marchés spécialisés."

Un premier appel d'offres déjà publié

Le préfet de Loire-Atlantique "en a informé les élus des collectivités concernées, ainsi que les représentants des chambres consulaires, lors du comité de pilotage qui s'est tenu le 30 octobre 2015". L'Etat a publié, lundi, au bulletin officiel des annonces des marchés publics, un appel d'offres pour des travaux de débroussaillage. Les entreprises ont un mois pour y répondre, avant des travaux "à partir de 2016".

En parallèle, l'État indique qu'il "poursuit le déroulement des procédures administratives, dont celles portant sur le campagnol amphibie [une espèce protégée] et sur l'évaluation environnementale du projet, dans le strict respect du droit national et communautaire".

Des recours rejetés en juillet

La relance des appels d'offres pour le démarrage des travaux intervient bien que les opposants au projet d'aéroport aient fait appel du rejet de leurs recours par le tribunal administratif de Nantes, en juillet. Ceux-ci estiment que la reprise du projet, gelé en 2012 par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, était conditionnée à l'extinction de tous les recours en justice, y compris ceux en appel et en cassation.

En juillet, après le rejet des recours déposés à Nantes, Manuel Valls s'était félicité de la décision. "Le projet va pouvoir se poursuivre", avait déclaré le Premier ministre, pour qui cette décision devait "entraîner la reprise des travaux". Europe Ecologie-Les Verts avait estimé que toute tentative d'expulsion des opposants ou de lancement des travaux "serait une provocation"

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