DIRECT. Notre-Dame-des-Landes : retour au calme après des heurts en marge d'un rassemblement de soutien aux zadistes

Des gendarmes mobiles lancent des grenades lacrymogènes, le 15 avril 2018 sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Des gendarmes mobiles lancent des grenades lacrymogènes, le 15 avril 2018 sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). (DAMIEN MEYER / AFP)

Près du lieu de rassemblement, les gendarmes ont repoussé des manifestants "hostiles" qui tentaient de se diriger vers les squats détruits en début de semaine.

Des affrontements ont éclaté, dimanche 15 avril en fin de matinée, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), où se tient à midi un pique-nique de soutien aux occupants expulsés dans la semaine par les forces de l'ordre. Après quelques heures d'affrontements, le calme est revenu en début d'après-midi.

Des manifestants "hostiles". Près du lieu de rassemblement, les gendarmes ont repoussé des manifestants "hostiles, voire très hostiles qui harcèlent les forces de l'ordre". Selon la gendarmerie, ils tentaient de se diriger vers les squats détruits en début de semaine. Aux jets de pierre et de bouteilles en verre des manifestants, les gendarmes ont répliqué avec des tirs de lacrymogènes.

Barrages routiers et fouilles des sacs. D'importants barrages routiers de gendarmes sont installés sur les principales voies d'accès à la ZAD. L'entrée n'est possible qu'après une fouille des sacs. Une portion de la D81, où une opération de gendarmerie est en cours pour enlever des barricades installées samedi par les zadistes, est aussi interdite, obligeant les manifestants à emprunter des voies détournées pour se rendre sur le site du rassemblement.

Des situations à régulariser avant le 23 avril. L'Etat a appelé les occupants de la ZAD, expulsés ou non, à régulariser leur situation avant le 23 avril. "Il leur est simplement demandé à ce stade de déclarer leur nom, de déclarer le projet agricole qu'ils souhaitent développer et de préciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en œuvre, afin que l'Etat (...) puisse instruire ces demandes", a expliqué vendredi la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein.

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