Présidentielle : Nicolas Sarkozy votera en faveur d'Emmanuel Macron et ne reviendra pas en politique

Nicolas Sarkozy lors d\'un discours à Paris, le 20 novembre 2016
Nicolas Sarkozy lors d'un discours à Paris, le 20 novembre 2016 (IAN LANGSDON / POOL / AFP)

L'ancien président de la République évoque "un choix de responsabilité qui ne vaut en aucun cas un soutien à son projet", sur Facebook.

"Je voterai donc au second tour de l'élection présidentielle pour Emmanuel Macron." Nicolas Sarkozy a pris position, mercredi 26 avril, dans un post publié sur Facebook, en faveur du candidat d'En marche !. "C’est un choix de responsabilité qui ne vaut en aucun cas un soutien à son projet", a-t-il toutefois précisé. L'ancien président de la République estime en effet que "l'élection de Marine Le Pen et la mise en œuvre de son projet entraîneraient des conséquences très graves pour notre pays et pour les Français".

"Un séisme politique" au premier tour

"La qualification de la candidate du Front national" et "l’élimination du candidat de la droite républicaine et du centre" représentent un "séisme politique", poursuit Nicolas Sarkozy, qui se projette déjà sur les législatives de juin. En vue de ces élections, il appelle "tous les responsables de la droite et du centre au rassemblement". A titre personnel, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il "n'avait pas l'intention de revenir sur son choix" de retrait de la vie politique.

Les Français auront à nouveau la possibilité de faire le choix d'une alternance véritable en portant leurs suffrages sur les candidats investis par la droite et le centre.Nicolas Sarkozysur Facebook

Au lendemain de la défaite de François Fillon, les principaux responsables des Républicains ont laissé éclater leurs divergences sur la stratégie à adopter au second tour, lundi, lors d'un comité politique à Paris. Ils ont finalement opté pour un compromis excluant l'abstention face au FN au second tour de la présidentielle et appelant à "voter contre Marine Le Pen". Ancien finaliste malheureux de la primaire de la droite, Alain Juppé, qui a réuni ses proches mardi soir à Paris, a critiqué les "finasseries" de la position de son parti.