Nicolas Sarkozy président de l'UMP : une victoire, pas un plébiscite

(Nicolas Sarkozy reprend la tête de l'UMP, mais pas de façon aussi nette qu'espérée. © Maxppp)

Nicolas Sarkozy a été élu, dès le premier tour ce samedi soir, président de l'UMP avec 64,5% des voix. Une victoire importante pour l'ancien chef de l'Etat, mais loin du plébiscite un temps annoncé et espéré.

C'était une étape essentielle dans son plan de reconquête du pouvoir. Ce samedi soir, Nicolas Sarkozy a remporté la présidence de l'UMP avec 64,5% des voix, devant Bruno Le Maire (29%) et Hervé Mariton (6%).

"Ce vote marque un nouveau départ pour notre famille politique ", a rapidement réagi sur sa page Facebook et sur Twitter l'ancien chef de l'Etat.

Cette victoire de Nicolas Sarkozy n'est pas une suprise. Elle était même attendue. Les seuls doutes de ses proches concernaient le score qu'allait réaliser l'ancien président de la République. Et d'espérer un chiffre au-dessus des 70%, voire de rêver à passer la barre des 80%. Nicolas Sarkozy, avec ses 64,5%, est bien loin du plébiscite un temps espéré par son camp.

Retour contrarié

Il est loin, surtout, du score réalisé en 2004, quand il avait pour la première fois pris la tête de sa famille politique avec 85% des voix. Autre temps, autre moeurs répondront ses défenseurs. Néanmoins, ses adversaires en vue d'une éventuelle primaire pour la présidentielle de 2017 n'auront pas manqué de le noter, tout comme certains socialistes : le retour politique de Nicolas Sarkozy continue d'être contrarié.

"A Nicolas Sarkozy de redonner à l'UMP l'élan qu'elle attend" (Alain Juppé)
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"Le temps est désormais venu de passer à l'action (...) Je rencontrerai les principaux responsables de notre famille politique afin de créer les conditions du plus large rassemblement ", a encore insisté Nicolas Sarkozy après sa victoire. Un rassemblement nécessaire pour assoir ses ambitions, au premier plan desquelles la création très probable d'un nouveau parti et, donc, la fin de l'UMP.

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Mais avec ce score mesuré, ses rivaux conservent leurs chances et tout ou partie de leur influence, à l'image d'un Bruno Le Maire qui a estimé que "la volonté de renouveau [devrait] être entendue et respectée ". A l'image également d'un François Fillon qui, après avoir félicité son ancien président en prenant soin de ne pas le nommer, a rappelé que "l'union n'est pas la soumission ".

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Pour réformer sa famille politique, Nicolas Sarkozy devra sans doute tenir compte de ces nouveaux rapports de force, mais également du bon score de Bruno Le Maire. Tout cela pourrait l'obliger à revoir sa stratégie et le calendrier qu'il comptait appliquer.