Nicolas Sarkozy plaide pour une Europe plus forte face à la crise

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Lors d’un discours d’une heure prononcé à Toulon, là même où il y a trois ans il avait dénoncé les dérives du capitalisme financier, Nicolas Sarkozy a tiré le bilan de trois années de crise financière, économique et désormais crise de la dette. L'occasion pour le chef de l'Etat français de redire son attachement à l'Europe et de formuler des souhaits pour réformer la gouvernance économique dans la zone euro.

Aujourd'hui, comme en 2008,  Nicolas Sarkozy
l'affirme : il veut jouer la transparence. Le chef de l'Etat a des explications
à la crise actuelle : la mondialisation, la gestion à court terme et
l'endettement excessif.

Pour lui, c'est un nouveau cycle qui commence : celui
du désendettement. Et il propose des solutions. Parmi elles, "la
diminution des dépenses
". Le président de la République estime
notamment que la France doit "continuer à réduire les effectifs
de la Fonction
publique
en maintenant la règle du non renouvellement de un départ sur deux à la  retraite. Nous devons le faire avec
détermination
", dit-il. Il plaide aussi pour "la réforme du financement de notre modèle social " et
pour la maîtrise de l’immigration. "Nous n'accepterons pas une immigration
incontrôlée qui perturberait notre façon de vivre
", explique-t-il.

 "Le choix
de l'effort et du travail, c'est la politique que nous devons suivre . Il
n’y en a pas d’autres à mes yeux"

"Entre gagner moins et travailler
davantage, je suis convaincu que travailler davantage est préférable, que c'est
plus juste [...] Le
choix de l'effort et du travail, c'est la politique
que nous devons suivre
",  affirme le chef de l’Etat, fustigeant au
passage le dispositif des 35 heures, "une faute grave dont nous payons
aujourd'hui les conséquences
", selon lui. "La clé de notre
avenir est dans la compétitivité et la créativité
",  assure-t-il, profitant de l’occasion pour tacler
une nouvelle fois le projet d'accord PS-EELV sur le nucléaire : "Ce
n'est pas en renonçant au nucléaire que la France valorisera au mieux ses
atouts
". 

"L'Europe n’est plus un choix, l’Europe
est une nécessité
"

Le chef de l'Etat insiste également sur
l'importance du couple franco-allemand dans la gestion de la crise. "La
France et l'Allemagne ont décidé d'unir leur destin
", déclare-t-il.
Mais de prévenir que "L'Europe peut être balayée par la crise si elle
ne se ressaisit pas, si elle ne change pas
". D'où la nécessité, selon
Nicolas Sarkozy, non seulement de « défendre » la monnaie unique mais
aussi de changer certaines règles communautaires. 

"Au sein de la zone
euro, il nous faut décider maintenant d'aller sans crainte vers des
décisions
prises à la majorité qualifiée
", estime-t-il notamment. Chaque pays
de
la zone euro devra en outre "adopter une règle d'or. La France doit
l'adopter comme les autres pays de la zone euro
", insiste le
Président français
. En matière de circulation des biens et des
personnes,
il milite par ailleurs pour que "Schengen doit être repensé ". 
Nicolas Sarkozy qui termine enfin son discours en plaidant pour un
nouveau
traité européen.

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