Nicolas Sarkozy au "Parisien" : "l'antisarkozysme primaire est une construction médiatique"

Nicolas Sarkozy avant un passage au \"Grand Journal\"
Nicolas Sarkozy avant un passage au "Grand Journal" (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Nicolas Sarkozy a donné une interview au "Parisien" de jeudi. Interrogé par des lecteurs du quotidien, le candidat-président aborde son bilan, sa façon de présider et l'élection. Revue de détails.

Nicolas Sarkozy a donné une interview au "Parisien" de jeudi. Interrogé par des lecteurs du quotidien, le candidat-président aborde son bilan, sa façon de présider et l'élection. Revue de détails.

Nicolas Sarkozy a rencontré mardi après-midi huit lecteurs du "Parisien" qui publie jeudi le résultat de la discussion. Personnalité, présidence, réformes... de nombreux thèmes ont été abordés. Au cours de cette interview, le président sortant a notamment affirmé que "l'antisarkozysme primaire, c'est une construction médiatique. Je n'ai pas tout réussi, mais je me suis battu. J'ai tout fait pour vous protéger, pour que la France tienne debout".

-Sur sa façon de présider: "Dans la période qu'on vit, avoir du tempérament, de l'énergie, de la force, c'est un atout. La dissimulation, le mensonge, l'hypocrisie, c'était le siècle d'avant".

-Sur la justice : "50% des actes de délinquance sont le fait de 5%, toujours les mêmes. La réponse, c'est l'augmentation de 20000 du nombre de places de prison. Il faut être plus sévère à l'endroit des réitérants. Enfin, on a le problème massif de la délinquance des mineurs. Les mineurs de 17 ans n'ont plus rien à voir avec ce qu'ils étaient en 1945. Davantage de places de prison, une meilleure exécution des peines, la présence des Français dans les tribunaux, une modification de la justice des mineurs et une plus grande sévérité pour les récidivistes, voilà ce que je propose".

"la gauche caviar"

-Le plus beau moment du quinquennat : "celui qui m'a le plus ému, ce sont les cercueils dans la cour des Invalides. Le plus beau, c'est quand j'ai vu la cocarde tricolore sur les Rafale rentrer dans le ciel de Benghazi".

-Sur les tensions dans la société : "Je ne crois pas créer des tensions. Je m'oppose aux élites qui refusent de parler des vrais sujets. Tous ceux qui donnent des leçons, la gauche caviar, la gauche morale qui habite boulevard Saint-Germain, qui met ses enfants dans des écoles privées (...) et dit : "ne parlez pas d'immigration".

-Sur la vie privée : "En ce moment, je lis "l'Homme du roi", de Félicien Marceau, une histoire sur le pouvoir qui change ou non les hommes. Récemment, j'ai adoré "la Confusion des sentiments", de Stefan Zweig, "Limonov", d'Emmanuel Carrère, "le Joueur d'échecs", toujours de Zweig, tout Maupassant. Il ne se passe pas un jour sans que je lise ou je regarde un film. Le soir avec Carla, on reste à la maison".

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