Nicolas Sarkozy a présenté mardi le dispositif du gouvernement pour lutter contre le chômage des jeunes et des seniors

Des élèves de CAP cuisine s\'exercent sous l\'oeil du chef Patrick Margery à Villiers-le-Bel, le 15 février 2011.
Des élèves de CAP cuisine s'exercent sous l'oeil du chef Patrick Margery à Villiers-le-Bel, le 15 février 2011. (AFP - Bertrand Langlois)

Il a confirmé la mise en place d'un système de bonus-malus pour la formation en alternance et le déblocage d'une enveloppe de 500 millions d'euros en 2011.Le gouvernement va ainsi relever de 3 à 4% le quota de jeunes imposé aux entreprises de plus de 250 salariés et offrir un bonus de 400 euros par contrat à celles qui dépassent ce nouveau seuil.

Il a confirmé la mise en place d'un système de bonus-malus pour la formation en alternance et le déblocage d'une enveloppe de 500 millions d'euros en 2011.

Le gouvernement va ainsi relever de 3 à 4% le quota de jeunes imposé aux entreprises de plus de 250 salariés et offrir un bonus de 400 euros par contrat à celles qui dépassent ce nouveau seuil.

Les PME qui embauchent un jeune en alternance de plus bénéficieront, elles, d'une exonération totale des charges sociales sur ce contrat.

Le chef de l'Etat a également annoncé que le nombre des contrats d'autonomie, réservés aux jeunes des quartiers en difficulté, passera de 8000 à 15.000 en 2011 et que les infrastructures de formation seraient musclées.

Les "contrats aidés" renforcés
"Depuis trente ans, nous tous, gauche et droite, chaque gouvernement a affirmé faire de l'accès à l'emploi des jeunes sa priorité (mais) le taux de chômage des moins de 25 ans est constamment resté le double de celui du reste de la population", a relevé le chef de l'Etat en déplacement à Bobigny (Seine-Saint-Denis), "il est temps de tirer les leçons de ce que j'appellerais un échec collectif".

Même s'il a jugé que la "formation (était) la meilleure arme anti-crise, le meilleur passeport vers la reconversion professionnelle", Nicolas Sarkozy a annoncé un nouveau renforcement des contrats aidés, longtemps dénoncés par la droite. L'Etat financera ainsi 250 millions d'euros de contrats aidés supplémentaires en 2011, soit 50.000 de plus que les 390.000 déjà programmés pour 2,6 milliards d'euros déjà prévus.

Principale mesure annoncée, le gouvernement va offrir aux entreprises qui embauchent un demandeur d'emploi âgé de plus de 45 ans une aide supplémentaire de 2000 euros par contrat de professionnalisation, cumulable à celles déjà versées et aux exonérations de charges.

Le Medef pas convaincu
Si l'organisation patronale note que les dispositions de simplification et d'allègements de charges "vont dans le bon sens", elle regrette toutefois "le relèvement des quotas" d'apprentis de 3% à 4% "assortis de sanctions financières". Par ailleurs, le Medef critique une nouvelle fois les emplois aidés, estimant que "le financement mobilisé à cet effet aurait été mieux utilisé à la relance du dispositif zéro charge dans les TPE, qui a permis en un an l'embauche de 1,2 million de personnes".

Le taux de chômage reste élevé
Malgré une relative embellie en janvier, le nombre des demandeurs d'emplois sans activité a progressé en 2010. Le nombre de personnes n'ayant exercé aucune activité s'établissait en janvier à 2,703 millions de personnes.

Réaction politique
- Ségolène Royal
a qualifié d'"effet d'annonce" les mesures présentées par Nicolas Sarkozy. "Une fois de plus, c'est un effet d'annonce. Les gens sont fatigués des effets d'annonces. Aujourd'hui, ce dont les entreprises ont besoin, c'est de se développer, de produire", a indiqué la présidente de la région Poitou-Charente mardi à Saint-Romain (Vienne).

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