VIDEO. Philippe Boucly : "il y a vraiment un décollage des technologies de l'hydrogène"

franceinfo

Invité de Stéphane Dépinoy dans ":l'éco", Philippe Boucly, président de l'Afhypac, est venu parler de l'avenir de l'hydrogène en France. 

 En France on a beaucoup misé sur le diesel, puis sur l'électrique et maintenant l'hydrogène. Cela reste expérimental ?

"L'hydrogène est un vecteur énergétique fabuleux. Cela permet de faire le lien entre l'électrique et le gaz. On a là un moyen de stocker des énergies renouvelables qui vont être de plus en plus abondantes et qui ont comme caractéristique d'etre variables. Le soleil et le vent ne se commandent pas et donc l'hydrogène permettra justement de stocker ces énergies renouvelables" explique le président de l'Association française pour l'hydrogène et les piles à combustibles (Afhypac). 

Comment fonctionne le moteur à hydrogène ? 

"C'est très simple, la mobilité à l'hydrogène c'est une mobilité électrique. C'est un moteur électrique, l'energie est stockée à bord dans un réservoir d'hydrogène et cette énergie est transformée en énergie électrique au travers d'une pile à combustible"

On a l'impression que ça reste de l'artisanat et que c'est très coûteux, quel est le coût d'un véhicule à hydrogène ? 

"Ça décolle depuis trois, quatre ans. Avec l'urgence climatique, les baisses de coûts que l'on enregistre depuis une dizaine d'années, il y a vraiment un décollage des technologies de l'hydrogène. Mais ça reste encore confidentiel, artisanale. Une entreprise comme toyota produit trois mille véhicules à hydrogène par an ce qui est très peu. Mais tout le monde y vient progressivement" répond Philippe Boucly. 

La question AFP : Quelles pistes de financement préconisez-vous pour développer la place de l'hydrogène en France ? 

"Le développement se fera dans une bonne collaboration entre l'Etat, les régions, les territoires et les industriels. Ce qu'il faut essentiellement c'est de la visibilité. Les cent millions d'euros engagés pour 2019 par Nicolas Hulot ne sont pas assurés et nous n'avons rien pour les années suivantes" déplore Philippe Boucly. 

L'interview s'est conclue sur l'Ode à la joie de Beethoven. 

 

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