Nicolas Hulot retire sa plainte pour "diffamation" contre le magazine "Ebdo"

La une du magazine \"Ebdo\", parue le 8 février 2018.
La une du magazine "Ebdo", parue le 8 février 2018. (EBDO)

En février, le magazine avait fait état de soupçons de viol visant l'ancien ministre et remontant à 2008. Il n'y aura donc pas de procès.

Nicolas Hulot n'ira pas plus loin. L'ancien ministre de la Transition écologique a décidé de retirer sa plainte en diffamation contre le magazine Ebdo, a appris l'AFP auprès de son avocat Alain Jakubowicz, mercredi 26 décembre.

Déposée en mars dernier, cette plainte avec constitution de partie civile visait le magazine et les deux auteurs d'une enquête controversée le visant. Dans celle-ci, publiée quelques semaines plus tôt, le journal faisait état d'une plainte pour viol déposée en 2008 (et classée sans suite) concernant des allégations remontant à 1997. Son nom n'était pas identifié dans les colonnes du magazine mais il s'agit de Pascale Mitterrand, la petite-fille de l'ancien président.

Des rumeurs "ignominieuses" 

Dans l'enquête, était également mentionnée une rumeur de harcèlement sexuel à l'encontre d'une ancienne collaboratrice de l'ancienne Fondation Hulot, qui a elle-même démenti. Nicolas Hulot avait devancé la publication de l'article, contestant tout comportement inapproprié et dénonçant des rumeurs "ignominieuses". 

Visé par la plainte en tant qu'ancien directeur de la publication, Thierry Mandon a réagi par la voix de son avocat. "Nicolas Hulot se désiste opportunément (...) d'une action en diffamation sur laquelle il a abondamment communiqué mais qui promettait de tourner à son désavantage", a déclaré à l'AFP maître Vincent Tolédano. Faute d'avoir séduit les lecteurs et d'avoir trouvé des fonds suffisants, le magazine avait cessé de paraître au bout de trois mois. 

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