Nicolas Hulot : "A la place d’Eva Joly, aurais-je fait mieux ? Ce n’est pas certain."

Nicolas Hulot se montre déçu de la place de l\'écologie dans la campagne.
Nicolas Hulot se montre déçu de la place de l'écologie dans la campagne. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Discret dans les médias, Nicolas Hulot, défait par Eva Joly lors de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts, s’est livré au Monde alors que la prétendante à l’Elysée stagne dans les sondages. Morceaux choisis.

Discret dans les médias, Nicolas Hulot, défait par Eva Joly lors de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts, s'est livré au Monde alors que la prétendante à l'Elysée stagne dans les sondages. Morceaux choisis.

Président de sa Fondation, Nicolas Hulot s'est mis en retrait de la campagne présidentielle d'Eva Joly, qui l'avait battu à la primaire écologiste. Dans , l'ancien animateur de TF1 revient sur la crise écologique et son absence dans les débats.

L'écologie, absente de la campagne ?

"Je suis frappé par la myopie des discours de cette campagne. Les principales formations politiques tentent de répondre avec plus ou moins de brio aux préoccupations quotidiennes des Français, mais elles n'ont pas intégré la nouvelle contrainte du XXIe siècle, qui est une contrainte écologique. (…) Je suis obligé de constater que les candidats et les appareils politiques n'en ont pas une pleine conscience. La conversion que j'attendais n'a pas eu lieu. Je cherche désespérément une vision qui ne soit pas Hexagonale."

La politique

"Ma stratégie pour 2012 était de tenter de précipiter cette mutation en étant candidat. Cela n'a pas fonctionné. Je reviens donc à mes premières armes à travers ma fondation. Quitte à prêcher dans le désert, je veux maintenant mettre dans le débat des outils concrets - que ce soit en matière de fiscalité, de gouvernance..."

Le pacte écologique de 2007

"Depuis, les candidats ont renié une clause qu'ils avaient signée avec le pacte : l'écologie devait devenir le déterminant majeur de leurs politiques. En 2007, j'avais le sentiment que le pays allait se mettre en marche et qu'il n'allait pas s'arrêter. Aujourd'hui, on revient en arrière."

EELV

"Il faudra qu'EELV s'interroge sur ce qui structurellement ne va pas dans leur parti et surtout pourquoi leur message n'est parfois pas audible. Ce n'est pas une question de personne. Si j'avais été à la place d'Eva Joly, aurais-je fait mieux ? Ce n'est pas certain. Mais mon reproche va avant tout aux grandes formations politiques."

Vous êtes à nouveau en ligne