Le PS dénonce le silence de François Fillon sur sa société de conseil

L\'ancien Premier ministre François Fillon (UMP), lors du Salon de l\'agriculture à Paris, le 28 février 2013.
L'ancien Premier ministre François Fillon (UMP), lors du Salon de l'agriculture à Paris, le 28 février 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le PS reproche à François Fillon de ne pas avoir fait mention de sa société de conseil, dans une déclaration de patrimoine datée de juin. 

La société de conseil créée par François Fillon est au cœur d'une polémique, lancée par la majorité. La charge est partie de Bruno Le Roux, invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche 14 avril. Le chef de file des députés socialistes s'est déclaré "particulièrement interrogatif (...) sur les déclarations de Monsieur Fillon (...), qui décide, alors qu'il n'est plus Premier ministre, qu'il est député, d'ouvrir un cabinet de conseil".

Le matin même, l'ancien Premier ministre UMP, invité du Grand Rendez-Vous Europe 1/iTélé/Le Parisien, a reconnu qu'il n'avait pas mentionné sa société de conseil, 2F Conseil, dans une déclaration de patrimoine remplie au mois de juin. "Elle n'avait pas encore de chiffre d'affaires, s'est-il justifié. Quand elle en aura, elle sera dans la déclaration de patrimoine que je ferai en fin de mandat."

Le PS dénonce un mélange des genres

"Si c'est un cabinet de conseil pour conseiller les touristes qui viennent en France sur les meilleurs lacs de la Sarthe pour aller pêcher, le conflit d'intérêts est minime, a ironisé Bruno Le Roux. Mais on peut imaginer qu'il s'agisse là de mettre une relation entre le carnet d'adresses qui est le sien, les responsabilités qui sont les siennes et un certain nombre de conseils."

François Fillon avait dévoilé son patrimoine, lors du 20 heures de France 2, lundi 8 avril, sans faire mention de cette société. "Pourquoi cet oubli ?", écrit un porte-parole du PS, Eduardo Rihan-Cypel, dans un communiqué. "Sans doute M. Fillon pensait-il échapper ainsi aux questions légitimes que chacun est en droit de poser au sujet d'éventuels conflits d'intérêts entre l'exercice de son mandat de parlementaire et ses activités de conseil privé."