Jacques Toubon "ne comprend pas" que son niveau de rémunération puisse choquer

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, le 30 janvier 2018 à l\'Elysée.
Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, le 30 janvier 2018 à l'Elysée. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le Défenseur des droits cumule son traitement avec des pensions de retraite "qui correspondent à quarante-quatre ans de service de l'Etat".

"Je rappelle que ce que je fais, c'est un travail à temps plein, pour lequel je suis rémunéré conformément aux règles." Interrogé par RTL jeudi 17 janvier, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, "ne comprend pas" que son niveau de revenus puisse choquer. Selon Le Canard enchaîné, qui s'est penché sur les rémunérations des présidents d'autorités indépendantes, Jacques Toubon toucherait, outre son salaire de 15 725 euros, une retraite de fonctionnaire d'Etat et une triple retraite d'élu, pour un total qui "pourrait avoisiner les 30 000 euros".

Agé de 77 ans, Jacques Toubon est un haut fonctionnaire diplômé de l'ENA qui a occupé de multiples fonctions politiques (ministre, député, député européen, conseiller de Paris). "Je touche un salaire qui est inscrit dans le budget, qui a été fixé en 2011 quand le Défenseur des droits a été créé, et d'autre part depuis 2006 je touche, ce qui correspond à quarante-quatre ans de service de l'Etat, une pension de fonctionnaire, une pension de parlementaire et une fonction de conseiller de Paris pendant vingt-cinq ans, et je continue à les toucher", affirme-t-il.

Le Canard enchaîné relève que, comme Jacques Toubon, huit présidents d'autorités administratives indépendantes cumulent leur salaire avec une ou des pensions de retraite, tandis que deux ont choisi de ne pas toucher leurs pensions de retraite pendant la durée de leurs fonctions.

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