Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, se rendra bientôt en Tunisie, a assuré mercredi Laurent Wauquiez

Christine Lagarde (g), Mohamed Nouri Jouini (ministre tunisien) et Laurent Wauquiez (d) discutent à Tunis, le 22/2/2011.
Christine Lagarde (g), Mohamed Nouri Jouini (ministre tunisien) et Laurent Wauquiez (d) discutent à Tunis, le 22/2/2011. (AFP - Fethi Belaid)

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, sont arrivés mardi à Tunis sans Michèle Alliot-Marie.Pour cette première visite de membres du gouvernement français depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, l'absence de la chef de la diplomatie française est notable.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, sont arrivés mardi à Tunis sans Michèle Alliot-Marie.

Pour cette première visite de membres du gouvernement français depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, l'absence de la chef de la diplomatie française est notable.

Laurent Wauquiez a précisé sur Canal + avoir "travaillé" avec elle son déplacement mardi à Tunis avec Christine Lagarde et lui en avoir fait un compte-rendu.

Il a justifié l'absence de la responsable du Quai d'Orsay en évoquant "juste une question d'organisation". "Il y a des enjeux européens majeurs en Tunisie, elle viendra", a-t-il insisté.

Michèle Alliot-Marie a "opportunément" été chargée de se rendre au Brésil, ironisait-on dans les couloirs du Quai d'Orsay, rapporte le quotidien Le Monde daté du 23 février.

La chef de la diplomatie française est empêtrée depuis le début de l'année dans une polémique sur des vacances controversées en Tunisie fin 2010 suivies d'une offre d'une coopération policière alors que la révolution avait débuté.

Les déclarations contre la presse du tout nouvel ambassadeur français à Tunis, Boris Boillon, ont tendu les relations bilatérales.

"MAM a fait de gros dégâts. Sa présence à Tunis aurait été vue comme une nouvelle provocation. Quelque chose s'est cassé dans la relation entre les deux pays", a déclaré une "source française", rapporte le quotidien Libération daté de mercredi.

"La confiance entre la Tunisie et la France n'a pas été rompue", a pourtant assuré devant quelques journalistes la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde. "La relation entre la France et la Tunisie est depuis des siècles faite de beaucoup de lumière, d'un peu d'ombre parfois", a-t-elle ajouté.

"On ne vient pas pour donner des leçons mais pour écouter quels sont leurs besoins", a précisé le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez. Il a évoqué la possibilité d'augmenter des financements européens et jugé nécessaire d'établir "un plan Marshall maintenant pour la Tunisie, européen mais aussi mondial".

Programme de la visite

Christine Lagarde et Laurent Wauquiez devaient s'entretenir au Palais de Carthage, près de Tunis, avec le Premier ministre Mohammed Ghannouchi et Elyès Jouini, ministre des réformes économiques et sociales.

Les deux ministres français doivent également avoir des réunions de travail avec plusieurs membres du gouvernement tunisien.

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