VIDEO. Hollande revendique l'héritage de Rocard dans son hommage

François Hollande, les membres de son gouvernement et des personnalités politiques rendent hommage à Michel Rocard aux Invalides à Paris, le 7 juillet 2016
François Hollande, les membres de son gouvernement et des personnalités politiques rendent hommage à Michel Rocard aux Invalides à Paris, le 7 juillet 2016 (PATRICK KOVARIK / AFP)

Le discours du président de la République a fait écho à l'actualité à plusieurs reprises.

François Hollande n'a pas hésité à faire un discours très politique en rendant hommage à Michel Rocard aux Invalides, jeudi 7 juillet. Cinq jours après la mort de l'ancien Premier ministre, il a plusieurs fois revendiqué son héritage pour justifier ses propres orientations politiques.

Ne pas jouer contre sa famille

D'abord, pour François Hollande, Michel Rocard n'a "jamais joué contre sa famille politique". Théoricien de la "deuxième gauche", Michel Rocard, selon le chef de l'Etat, "pouvait être sévère à l'égard de la première", mais il savait "que les deux gauches devaient s'unir pour gouverner". Une allusion à la fronde qui divise aujourd'hui le Parti socialiste et menace sa candidature pour un nouveau mandat.


Compromis, dialogue et 49.3

Et d'ajouter que Michel Rocard était un homme de dialogue et de "compromis". Une allusion au débat sur la loi Travail et l'attitude de la CGT. Après une semaine marquée par de nouveaux affrontements au Parlement entre socialistes autour de la loi Travail, il a ajouté que Michel Rocard n'avait jamais "hésité" à recourir à l'article 49.3 (28 fois, a-t-il rappelé).

Inspirateur du gouvernement Ayrault

Enfin, le président a estimé que la réforme des retraites menée par le premier gouvernement qu'il a nommé, celui de Jean-Marc Ayrault, était en droite ligne des orientations de Michel Rocard. "Il a posé les bases de la réforme des retraites" et "inspiré les gouvernement successifs (...), et, pour terminer, celui de Jean-Marc Ayrault, avec l'allongement de la durée de cotisation et l'introduction en contrepartie de la pénibilité", a déclaré le président.

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