Présidentielle : Mélenchon n'échangera pas "des bouts de programme contre des sièges aux législatives"

Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Chassieu (Rhône), le 5 février 2017.
Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Chassieu (Rhône), le 5 février 2017. (CITIZENSIDE / AFP)

Une pétition signée par près de 60 000 personnes, samedi soir, réclame une alliance entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon (PS) et Yannick Jadot (EELV)

Jean-Luc Mélenchon ferme la porte aux marchandages. Interrogé sur la pétition demandant une alliance entre lui, Benoît Hamon et Yannick Jadot, le candidat de la "France insoumise" à l'élection présidentielle a assuré qu'il "n'échangerai(t) pas des bouts de programmes contre des sièges aux législatives", dans un entretien à La Provence à paraître dimanche 12 février. "Personne ne peut croire qu'il est possible de gouverner un pays avec une majorité composite de gens qui s'attendent les uns les autres au coin du bois", a répondu Jean-Luc Mélenchon.

Une pétition signée par près de 60 000 personnes, samedi soir, réclame une alliance entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon (PS) et Yannick Jadot (EELV). Ce dernier avait souligné jeudi l'urgence de "dépasser les appareils" et "les ego" pour nouer d'ici à deux semaines un accord sur un projet commun avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, malgré d'importants obstacles.

"Pas une deuxième fois le coup du discoursdu Bourget"

Jean-Luc Mélenchon a seulement concédé : "Si j'arrive jusqu'au 2e tour, je proposerai aux socialistes et aux écologistes sincères, désireux de rompre avec le passé, de gouverner avec nous." Il a assuré n'avoir eu aucun contact avec le candidat socialiste, ironisant sur l'agenda de Benoît Hamon : "Mais il a tant de choses à faire. Il a dû rendre visite à Cazeneuve, à M. Hollande et s'arranger avec les courants du PS. Disons qu'il était très occupé. Je ne lui en veux pas."

"Croyez-vous une seule seconde que si M. Hamon et moi nous nous sautions au cou, des centaines de milliers de gens bondiraient d'enthousiasme et oublieraient tout", a-t-il ajouté. "Au contraire, ce serait la déception en masse chez tous ceux qui ne sont pas prêts à amnistier le PS. On ne leur fera pas une deuxième fois le coup du discours du Bourget. Hamon doit le comprendre : les gens qui ont voté pour lui voulaient dégager Valls et sa politique. C'est à cela qu'il doit rester fidèle!"

Vous êtes à nouveau en ligne