Consigne de vote, législatives... Trois citations à retenir de la vidéo de Jean-Luc Mélenchon

Capture d\'écran d\'une vidéo de Jean-Luc Mélenchon publiée le 28 avril 2017.
Capture d'écran d'une vidéo de Jean-Luc Mélenchon publiée le 28 avril 2017. (JEAN-LUC MELENCHON / YOUTUBE)

L'ex-candidat de la France insoumise s'est exprimé, vendredi 28 avril, sur sa chaîne YouTube.

Cinq jours après, il sort (enfin) de son silence. Le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a publié, vendredi 28 avril, une vidéo dans laquelle il revient sur son élimination au premier tour de l'élection présidentielle. Reconnaissant son "amertume" après le "choc" de la défaite, il s'y exprime notamment sur sa position en vue du second tour, après avoir refusé, dimanche soir, de donner une consigne de vote.

"Il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour deviner pour qui je vais voter"

"Est-ce qu'il y a une seule personne d'entre vous qui doute du fait que je ne voterai pas Front national ?", demande Jean-Luc Mélenchon (un peu avant la 18e minute dans la vidéo)"Tout le monde le sait, affirme-t-il. Le doute n'existe pas sur ce que va être mon vote. (...) Moi, j'irai voter. Ce que je vais voter, je ne vais pas le dire, mais il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour arriver à deviner ce que je vais faire."

Sans jamais indiquer qu'il votera pour Emmanuel Macron, le député européen explique son absence de soutien clair au candidat d'En marche ! : "Ce que nous demande Monsieur Macron, c'est un vote d'adhésion. Non, nous n'adhérons pas à ce projet. Ça ne va pas m'empêcher, moi, comme personne, de faire ce que j'ai à faire."

"Nous avons à faire à deux personnages qui portent un projet qui va diviser"

"Quel que soit le résultat du deuxième tour, nous avons affaire à deux personnages qui, tous les deux, portent un projet qui va diviser tout le monde, créer une pagaille inouïe dans ce pays", affirme le candidat arrivé en quatrième position (à la 14e minute).

"Le premier, parce que c'est l'extrême finance, donc il va vous raboter ce qui vous reste d'acquis sociaux et il va organiser la guerre de chacun contre tous au plan économique", dit-il à l'encontre du candidat d'En marche !, accusé au passage de mener une campagne "pas très au point".

Quant à "Madame Le Pen", Jean-Luc Mélenchon estime que "c'est encore pire" : "Elle va aller fouiller dans les berceaux, qui est Français, qui ne l'est pas et qui ne le sera plus, enfin bref, en plus de toute la charge sociale qu'elle porte contre les intérêts des salariés."

"Je vais diriger la manœuvre pour les législatives qui arrivent"

Racontant avoir été victime d'une "petite anginette" après le premier tour, Jean-Luc Mélenchon s'exprime sur son avenir politique. "Je ne me retire pas de la vie politique, je ne pars pas en retraite, je ne suis pas dépressif, je suis au combat et j'y reste", indique-t-il (à la 31e minute).

Et de poursuivre : "Sans doute, je vais encore diriger la manœuvre pour les élections législatives qui arrivent, parce qu'il faut transformer tout ça en une force conquérante." Il estime que, compte tenu de son résultat à la présidentielle, "451" candidats de la France insoumise pourraient se maintenir au second tour des législatives.

L'ex-candidat précise que la perspective des législatives explique également son refus de dire pour qui il votera. "Pour que vous puissiez rester regroupés, lance-t-il en direction de ses sympathisants. Pour que chacun d'entre vous ne soit pas démenti par son candidat. (...) Si je le fais, je vous divise, à quoi ça servira ? (...) Mon rôle est de vous aider à rester groupés."

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