Martinique: un accord signé

Des grévistes martiniquais bloquent l\'accès aux zones industrielles à Fort-de-France le 10 mars 2009
Des grévistes martiniquais bloquent l'accès aux zones industrielles à Fort-de-France le 10 mars 2009 (© AFP PHOTO PATRICE COPPEE)

La Collectif du 5 février a annoncé dans la nuit que la grève n'était "pas levé" malgré la signature d'un accord

La Collectif du 5 février a annoncé dans la nuit que la grève n'était "pas levé" malgré la signature d'un accordLa Collectif du 5 février a annoncé dans la nuit que la grève n'était "pas levé" malgré la signature d'un accord

Cet accord global porte sur la question des bas salaires, élément qui conditionne toute sortie de crise.

"Compte tenu des avancées", "des assouplisements conséquents des barrages seront faits", a annoncé le Collectif qui mène le mouvement social depuis le 5 février.

"On va cibler les assouplissements et les grandes surfaces resteront fermées mais on laissera travailler les zones industrielles", a précisé son président, Michel Monrose. "Nous ne sommes pas encore à la signature d'un accord final de crise", a-t-il poursuivi, précisant qu'il restait "des travaux pour des semaines encore comme les minimas sociaux, les retraites, la question des très petites entreprises". "On a encore du pain sur la planche. La mobilisation, les barrages et le soutien de la population ont payé", a-t-il souligné.

Signature d'un accord
Après une séance d'âpres négociations, entrecoupée de nombreuses interruptions, les syndicats et les organisations patronales ont trouvé un terrain d'entente sur la question des bas salaires qui conditionne toute sortie de crise.

Le document a été paraphé en présence du préfet Ange Mancini. Dans le même temps, quelques dizaines de militants du Collectif chantaient "Matinik lévé" (Martinique debout) devant les grilles de la préfecture de Fort-de-France.

Il a fallu dix heures pour rapprocher les positions sur deux questions : la définition du SMIC qui servira de référence pour bénéficier de la prime de 200 euros nets (pour les bas salaires jusqu'à 1,4 smic) et les revalorisations pour les salaires au-dessus (entre 1,4 et 1,6 smic) et au-delà de 1,6 SMIC.

Le salaire de référence choisi est un 1/12e de la rémunération annuelle (incluant les primes et le 13e mois pour ceux qui en reçoivent un). Sur cette base, 47.000 personnes vont bénéficier de l'augmentation des 200 euros. Une hausse de 4 % est actée pour les 8400 salariés gagnant entre 1,4 et 1,6 smic, et une de 2 % pour les 22.000 salariés au-delà de 1,6 SMIC.

Cet accord est applicable à compter du 1er mars.

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