Politique : hécatombe au FN dans le Grand Est

FRANCEINFO

Depuis la défaite du Front national à la présidentielle et le départ de Florian Philippot du parti, les rangs frontistes sont bien moins garnis qu'auparavant, notamment dans le Grand Est.

"Le FN, embourbé, perdu, pathétique...". La phrase est signée Florian Philippot, à la tête de son nouveau parti, Les Patriotes. Pourtant, en 2015, il était élu Front national dans la région Grand Est. Jamais une région n'avait d'ailleurs élu autant de conseillers FN. Mais depuis le départ de Florian Philippot du parti frontiste le 21 septembre 2017, c'est l'hécatombe.

Les Patriotes et le CNIP-Divers droite vampirisent le FN

En 2015, sur les 169 sièges du conseil régional du Grand Est, il y en avait 46 appartenant au Front national. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 29 ; 11 sont partis chez les Patriotes, et six vont créer leur propre groupe. Déçus par le Front national et par Marine Le Pen, ils n'ont pas trouvé chaussure à leur pied chez les Patriotes. Alors ils se rallient au CNIP, le Conseil national des indépendants et paysans, et créent le CNIP-Divers droite, dont Jordan Grosse-Cruciani sera le président. Créé en 1949, il s'agit du plus vieux parti de droite français. Il avait soutenu Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle.

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