VIDEO. Marine Le Pen : "Le FN est devenu un parti de gouvernement"

France 3

Le 4 mars, la présidente du Front national était l’invitée "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3. Elle est revenue sur l'actualité politique de la semaine, notamment sur la rénovation du FN et sur l'attaque qui a eu lieu à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Le 4 mars, la présidente du Front national répondait aux questions de Francis Letellier dans "Dimanche en politique". L'échange s'est notamment orienté sur le changement de nom du Front national et sur les deux attaques qui ont visé la France, vendredi 2 mars, à Ouagadougou, au Burkina Faso. 

La France trop seule au Sahel

Sur ce dernier point, Marine Le Pen a demandé de ne "surtout pas diminuer la présence française au Sahel". "Il se joue probablement là-bas l'avenir de la sécurité de notre pays. Ce qui, je trouve, est le plus critiquable, c'est la solitude de la France (qui a perdu 22 soldats depuis le début des opérations dans cette région). Elle est notamment très seule sur le plan financier. Pourquoi l'Union européenne, qui bénéficie de ce que nous faisons là-bas, ne nous aide pas plus précisément à lutter contre les groupes armés terroristes ?" a-t-elle poursuivi.

En ce qui concerne Sophie Pétronin, otage française détenue au Mali, elle a affirmé qu’il faut "garder une position ferme" face aux groupes terroristes. Mise en examen pour avoir diffusé sur Twitter des images de l’organisation Etat islamique, Marine Le Pen ne regrette pas ce qu’elle a fait et s’est indignée : "On marche sur la tête" [...] "Ma mise en examen, je la porterai au revers de ma veste comme une médaille de résistance contre Daech. Bien sûr que je ne le regrette pas."

La rénovation d'un vieux parti

La présidente du Front national a nié avoir la tentation de quitter le parti et a affirmé : "J'en ai encore envie" et "je continuerai à me battre". Alors qu’elle fait l’objet de poursuites judiciaires et d’un contrôle fiscal, elle s’est ensuite demandée "qui est-ce qu' [elle] terrorise à ce point-là", sous-entendant un acharnement à son égard

Concernant le changement de nom du parti, Marine Le Pen a répondu aux déclarations de son père Jean-Marie, fondateur du Front national, qui assure que changer de nom serait "un suicide politique" : "L'âme d'un parti n'est pas son nom, ce sont les adhérents et les électeurs. [...] Ce que je veux, c'est que le nouveau nom du Front national corresponde à ce qu'il est devenu, c'est-à-dire un parti de gouvernement. Il n'est plus un parti d'opposition", a-t-elle indiqué.

Elle a défendu son ambition de rénover le parti : "Nous entrons dans une nouvelle phase, la phase où nous devons nous allier, nous implanter définitivement et où nous devons gouverner." Toutefois, "personne n'a émis le souhait de contribuer à une relève."

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