Marine Le Pen dénonce une "fatwa bancaire" et annonce des plaintes contre la Société générale et HSBC

La présidente du Front national, Marine Le Pen, à l\'issue d\'une réunion avec le président de la République Emmanuel Macron à l\'Elysée, le 21 novembre 2017 à Paris. 
La présidente du Front national, Marine Le Pen, à l'issue d'une réunion avec le président de la République Emmanuel Macron à l'Elysée, le 21 novembre 2017 à Paris.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Au cours d'une conférence de presse, la présidente du Front national a annoncé que le parti porterait plainte contre la banque, après que celle-ci lui demande de fermer tous ses comptes. 

"Il s'agit d'une décision politique de la part de la Société générale et non pas d'un litige entre un client et sa banque." Lors d'une conférence de presse, mercredi 22 novembre, Marine Le Pen, la présidente du Front national, a annoncé des plaintes pour "discrimination" contre la Société générale et HSBC. Selon les informations de France Inter et Mediapart, la Société générale a en effet demandé au parti de clôturer tous ses comptes. Marine Le Pen accuse en parallèle le président de HSBC de la "chasser" personnellement de sa banque.

"Nous déposerons évidemment plainte tant au nom du Front national contre la Société générale et sa filiale qu'à titre personnel je le ferai contre la HSBC", a déclaré la présidente du Front national. "Et nous appelons nos cadres, nos élus, nos adhérents, nos électeurs, à en tirer toutes les conséquences et à soutenir plus que jamais le Front national et la démocratie", a-t-elle ajouté, dénonçant une "fatwa bancaire" à l'encontre du parti d'extrême droite.

"Une tentative d'étouffement"

"Nous sommes en présence d'une tentative d'étouffement d'un mouvement d'opposition et il est du devoir de tous les démocrates de ne pas l'accepter", a-t-elle déclaré. "Il semble que les oligarchies financières qui se sentent protégées, voire encouragées par une sorte d'impunité, soient donc tentées d'intervenir de plus en plus dans le cours de la démocratie en France", a-t-elle poursuivi. 

Elle a notamment cité le cas de Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, qui, selon Le Canard enchaîné, aurait sanctionné Le Monde pour ses publications sur les "Paradise papers", données sur les pratiques d'évasion fiscale dans le monde, en retirant du quotidien les publicités du groupe jusqu'à fin 2017.

De son côté, la Société générale assure que cette décision est "sans considération politique" et dépend exclusivement de "raisons bancaires et de respect de toutes les exigences réglementaires".

Vous êtes à nouveau en ligne