Loi "sécurité globale" : "L’article 24 ne servira à rien", estime Marine Le Pen (RN)

France 2

Marine Le Pen, députée et présidente du Rassemblement national, est l’invitée des "4 Vérités" de France 2, lundi 30 novembre.

Ce week-end, on a encore pu constater des images de violences, notamment lors des manifestations contre la loi "sécurité globale". 98 policiers ont été blessés. "On a le sentiment qu’il y a un désordre récurrent qui s’installe dans notre pays, que le gouvernement perd la main, qu’aujourd’hui on est confronté, en plus du terrorisme, de l’islamisme, de la délinquance, à des violences de rue qui sont systématiques. J’attends du ministre de l’Intérieur qu’il m’explique pourquoi rien n’est fait contre les Black Blocs", explique Marine Le Pen, invitée des "4 Vérités" de France 2, lundi 30 novembre. Y aurait-il une forme de complaisance ? "Incontestablement, car à un moment donné, lorsque rien n’est fait plusieurs fois de suite, et si c’est cinquante fois de suite plus particulièrement", ajoute la députée et présidente du Rassemblement national.


Quel serait l’intérêt du gouvernement à laisser faire ? "On a le sentiment que l’on se sert de cette impunité laissée à l’extrême-gauche pour décrédibiliser toute contestation à l’égard du pouvoir en place, c’est-à-dire toute manifestation, qu’elle soit d’ailleurs sociale […] ou d’autre nature", précise Marine Le Pen. "L’État n’a plus le contrôle. Or, un État qui n’a plus le contrôle met en danger ses compatriotes", estime-t-elle.

L’article 24, "c’est de la posture"

Quatre policiers ont été mis en examen et deux écroués dans le cadre des violences contre Michel Zecler. Que faut-il faire ? "En général, quand on écroue quelqu’un, c’est pour des conditions juridiques bien précises. C’est pour éviter que les mis en cause travaillent leur témoignage, c’est pour éviter une fuite. Là on voit que probablement ces éléments n’étaient pas réunis. Mais s’il y a un faux en écriture publique, alors c’est un crime et on peut concevoir que le juge ait pris cette décision", indique Marine Le Pen.


Faut-il retirer l’article 24 de la loi "sécurité globale" ? "Non il ne faut pas le retirer. Cet article ne servira à rien, parce que la plupart des attaques effectuées sur les réseaux sociaux contre les policiers le sont parce que ce sont des menaces de mort, des révélations d’identification personnelle, des incitations à commettre un délit qui ne sont pas poursuivies. Je pense que c’est de la posture", conclut Marine Le Pen.

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