Marine Le Pen a lancé sa "campagne de proximité" pour contrer la candidature de Jean-Luc Mélenchon

Marine Le Pen sur le marché de Courrières (Pas-de-Calais)
Marine Le Pen sur le marché de Courrières (Pas-de-Calais) (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Marine Le Pen, candidate du Front national dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais pour les élections législatives, a lancé, mercredi 16 mai, sa "campagne de proximité" sur le marché de Courrières. Entre tractage et poignées de main.

Marine Le Pen, candidate du Front national dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais pour les élections législatives, a lancé, mercredi 16 mai, sa "campagne de proximité" sur le marché de Courrières. Entre tractage et poignées de main.

Marine Le Pen, jean, lunettes de soleil et veste en cuir, a reçu mercredi un accueil ému ou indifférent des habitants de Courrières (Pas-de-Calais).

Au programme, sourire, poignées de main et tractage sur le marché de Courrières, dans une ambiance qui s'est voulue détendue face à la candidature très médiatique de Jean-Luc Mélenchon.

Les électeurs partagés

"L'élection présidentielle, c'est une élection où vous vous adressez à tellement de monde, que parfois il vous manque aussi un peu ce contact personnel, assure la candidate du Front national à Hénin-Beaumont. (...) La manière dont je suis accueillie sur le marché, tout le monde m'appelle Marine, il y a vraiment un lien fort, un lien de confiance qui existe entre les habitants et nous."

Les habitants de Courrières, eux, hésitent entre surprise, marque de soutien et exaspération.

"C'était mon rêve de vous voir ! On peut prendre une photo avec vous?", lui demande une jeune femme, une poussette à la main.

D'autres sont plus critiques. "Hier, Mélenchon était à Oignies (une commune voisine, ndlr), aujourd'hui c'est Marine Le Pen, soupire Abdelkhalek Zadjaoui, 48 ans, commerçant. Avant ils ne venaient pas, ne faisaient rien du tout, ni l'un ni l'autre. C'est vraiment pour gratter les voix des gens."

Mélenchon en embuscade

Interrogée sur la candidature du leader du Front de gauche dans la même circonscription, la présidente du Front national assure qu'elle "ne change strictement rien" et "fait surtout peur au Parti socialiste".

"Nous avons toujours fait des campagnes de proximité (...), nous allons continuer de la même manière", poursuit Mme Le Pen.

"Je vais faire quelques excursions, mais très rares pour aller dans quelques circonscriptions (en tant que présidente du FN), mais je vais passer 80 % de mon temps ici" et faire "tous les jours, porte-à-porte, marchés, réunions de quartier", assure Marine Le Pen.

Après le marché, dans un café où elle se lance dans une partie de fléchettes avec son suppléant Steeve Briois, Mme Le Pen répond à une femme qui remarque qu'il fait beau : "C'est normal, Mélenchon n'est pas là. Il ne pleut que quand il est là."

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