Marine Le Pen a finalement rencontré le candidat Ron Paul aux Etats-Unis

Marine Le Pen, à Washington, mercredi 2 novembre 2011.
Marine Le Pen, à Washington, mercredi 2 novembre 2011. (NICHOLAS KAMM / AFP)

La présidente du Front national, Marine Le Pen, en tournée aux Etats-Unis, a assuré mercredi à Washington "ne pas croire du tout que son voyage soit un échec". Elle a finalement rencontré Ron Paul, un des huit candidats à l'investiture républicaine.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, en tournée aux Etats-Unis, a assuré mercredi à Washington "ne pas croire du tout que son voyage soit un échec". Elle a finalement rencontré Ron Paul, un des huit candidats à l'investiture républicaine.

"Avant même que je sois partie aux Etats-Unis, les médias français indiquaient que c'était déjà un échec, je ne crois pas du tout", s'est-elle défendue face aux journalistes français qui l'ont assaillie de questions sur son agenda.

La candidate à la présidentielle française, qui a livré un emploi du temps pour le moins confus, a certifié mercredi matin qu'elle rencontrerait "des élus américains" en refusant de préciser leur identité, de peur qu'ils annulent, "victimes de pressions".

Après des incertitudes sur la rencontre, qui avait été annulée pour des raisons d'agenda selon l'entourage de M. Paul, l'élu texan proche du "tea party" a rencontré dans l'après-midi Mme Le Pen dans son bureau du Congrès pendant une dizaine de minutes. "C'était très intéressant", a confié Mme Le Pen à la presse à l'issue de l'entretien. "Nous avons longuement parlé de l'ensemble des propositions qui sont les nôtres et que nous avons en commun, en particulier de l'étalon-or".

Voir le reportage de Guillaume Daret sur France 2 le 3 novembre 2011

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"Le gouvernement français est très agacé de ma présence ici"

Interrogée sur le fait de savoir si elle pouvait faire peur aux Américains, Mme Le Pen a répondu : "J'ai plutôt l'impression que le gouvernement français est très agacé de ma présence ici et qu'il cherche par tous les moyens à minimiser l'impact de ma visite".

La chef du Front National qui doit se rendre jeudi aux Nations unies a accusé l'ambassadeur français à l'ONU d'avoir envoyé "un signal assez fort" pour montrer qu'elle n'était ni "accueillie", ni "la bienvenue".

Après de multiples changements de programme, elle devait rencontrer mercredi matin "un représentant de la communauté noire", dont l'identité a été toutefois gardée secrète, avant de se rendre au Congrès, devant le siège du FMI et au Press Club de Washington pour une conférence de presse.

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