Trois fois où Manuel Valls a critiqué Emmanuel Macron avant de le rallier

Emmanuel Macron (à gauche) et Manuel Valls à Alger (Algérie), le 10 avril 2016.
Emmanuel Macron (à gauche) et Manuel Valls à Alger (Algérie), le 10 avril 2016. (FAROUK BATICHE / AFP)

L'ancien Premier ministre a annoncé, mercredi, qu'il voterait pour le candidat d'En marche ! lors du premier tour de la présidentielle. Pourtant, par le passé, il n'a pas été avare en critiques à l'encontre de l'ex-ministre de l'Economie.

"C'est une question de raison." Manuel Valls a annoncé, mercredi 29 mars, qu'il voterait pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle. Et pas pour Benoît Hamon, son ancien rival à la primaire organisée par le PS et ses alliés. "Ce n'est pas un ralliement, c'est une prise de positions responsable", a fait valoir l'ancien Premier ministre sur BFMTV.

>> Analyses, réactions : retrouvez les dernières infos sur la présidentielle dans notre direct

Cette annonce n'est pas vraiment une surprise : la rumeur courait depuis une dizaine de jours. Mais elle ne saurait faire oublier les multiples critiques que Manuel Valls a adressées à Emmanuel Macron. En voici quelques exemples.

Il l'a accusé de "populisme"

Manuel Valls a accusé Emmanuel Macron, en octobre 2016, de représenter "une forme de populisme light" car il remet en cause "les corps intermédiaires, les élus, les formations politiques". Invité de RTL, le Premier ministre d'alors avait également déclaré à propos d'Emmanuel Macron : "Il ne comprend rien à la réalité du terrain" et évoqué une "laïcité revancharde".

En juillet, Manuel Valls a également taxé Emmanuel Macron de populisme devant des parlementaires réunis à huis clos à Matignon.

On ne peut pas dénoncer un prétendu 'système' en cédant aux sirènes du populisme quand, circonstance aggravante, on est soi-même le produit le plus méritant de l'élite de la République.Manuel Vallsà Matignon

Il lui a reproché son manque de "loyauté"

Le 31 août, au lendemain de la démission d'Emmanuel Macron de Bercy, Manuel Valls a égratigné le ministre sortant. "Vous savez, moi, j'ai un principe : c'est la loyauté, la loyauté à l'égard du président de la République, bien sûr, mais pas seulement, la loyauté vis-à-vis des Français", avait-il déclaré lors d'un déplacement à Evry (Essonne). Et de poursuivre : "Dans ce moment-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter."

"On ne s'improvise pas candidat à la présidentielle, avait ajouté Manuel Valls. "Il n'y a pas de place pour les aventures individuelles, il n'y a de place que pour un combat collectif."

Il critiquait son positionnement

Emmanuel Macron affirme proposer une "nouvelle offre politique", et assure n'être ni de gauche, ni de droite. Une vision que Manuel Valls a critiquée, en avril, au lendemain du lancement officiel du mouvement En marche !.

Dans une démocratie, "il y a forcément des forces politiques" avait-il rappelé. Et de poursuivre : "Il y a même une gauche et même une droite. Il y a des extrêmes gauches et une extrême droite. Et heureusement. C’est ainsi que fonctionne notre démocratie."

Il serait absurde de vouloir effacer ces différences.Manuel Vallsà Metz