VIDEO. Manuel Valls candidat à La République en marche ? "Il faut d'abord qu'il fasse acte de candidature", assure Christophe Castaner

franceinfo

Invité de franceinfo mardi, le porte-parole d'Emmanuel Macron, Christophe Castaner, a réagi à l'annonce de Manuel Valls qui s'est dit candidat à la majorité présidentielle aux legislatives : "La République des privilèges est terminée".

Le député Christophe Castaner, porte-parole d'Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, a réagi mardi 9 mai sur franceinfo à l'annonce de Manuel Valls qui s'est déclaré candidat à la majorité présidentielle aux legislatives.  

"Ce que nous souhaitons c'est que des progressistes nous rejoignent pour constituer cette majorité. Donc il y a de la cohérence du côté de Manuel Valls", a expliqué Christophe Castaner. Mais il a aussitôt ajouté que quand Manuel Valls se déclare d'ores et déjà candidat, "il se trompe" : "Il devra formellement déposer sa candidature. Il faut qu'il fasse acte de candidature, et ensuite que la commission d'investiture se prononce." "Je pense qu'il ne faut pas faire de différence en fonction du passé de tel ou tel", a poursuivi Christophe Castaner, ajoutant que lui-même ne savait pas s'il aurait l'investiture de La République en marche pour les législatives.

"C'est un protocole identique pour tous, a rappelé Christophe Castaner. Ce n'est pas une injonction, c'est nécessaire. La République des privilèges est terminée." Mais Manuel Valls "a des chances" d'être accepté, a précisé Christophe Castaner. Car "Emmanuel Macron s'est prononcé la semaine dernière en particulier sur le cas de Manuel Valls."

"S'il est prêt à quitter le PS"...

"Je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans ce mouvement qui est le sien, la République en marche", a déclaré ce mardi matin Manuel Valls sur RTL"On a eu des désaccords mais si Manuel Valls est prêt à participer à cette majorité présidentielle et à quitter le PS, il le pourra", avait indiqué mardi dernier Emmanuel Macron sur BFMTV-RMC.

L'ancien Premier ministre, candidat battu à la primaire de la gauche, avait lancé dimanche soir un appel à "bâtir une majorité présidentielle large et cohérente" à l'Assemblée nationale, autour du nouveau président de la République, Emmanuel Macron.