Manuel Valls promet des poursuites judiciaires après l'incendie du centre des impôts de Morlaix

Le centre des impôts de Morlaix (Finistère) incendié, le 20 septembre 2014.
Le centre des impôts de Morlaix (Finistère) incendié, le 20 septembre 2014. (FRED TANNEAU / AFP)

Le Premier ministre a condamné "énergiquement" "les saccages et destructions par incendie cette nuit à Morlaix de deux bâtiments affectés au service public" par des agriculteurs en colère.

La réaction du gouvernement ne s'est pas faite attendre. Le Premier ministre Manuel Valls a condamné "énergiquement" samedi 20 septembre l'incendie du centre des impôts de Morlaix (Finistère) et celui de la Mutualité sociale agricole par des producteurs de légume en colère. "Des poursuites judiciaires seront engagées contre les auteurs de ces actes", promet Manuel Valls.

Dans un communiqué, le Premier ministre dénonce "les saccages et destructions par incendie cette nuit à Morlaix de deux bâtiments affectés au service public". "Il est particulièrement choquant que les sapeurs-pompiers aient été empêchés d'accomplir leur mission", ajoute-t-il à propos des manifestants qui ont bloqué les pompiers.

"Rien ne justifie le recours à des méthodes violentes"

"Alors que les pouvoirs publics ont déjà pris des mesures pour soutenir les filières agricoles, rien ne justifie le recours à des méthodes violentes, qui ne résolvent rien et qui pèsent en premier lieu sur les contribuables et les assurés sociaux", souligne Manuel Valls, avant de conclure : "seule la poursuite du dialogue engagé par [le ministre de l'Agriculture] Stéphane Le Foll avec les responsables agricoles nationaux et locaux permettra de répondre aux difficultés que rencontrent les producteurs"

Si personne n'a revendiqué ces incendies, Jean-François Jacob, président de la Sica (société d'intérêt collectif agricole) de Saint-Pol-de-Léon, avait promis des actions vendredi dans l'après-midi. "Les producteurs de légumes ne peuvent plus dans le contexte économique dégradé que l'on connaît continuer à fonctionner ainsi", avait-il déclaré. L'embargo russe, la chute des cours de pommes de terre et d'échalotes, ainsi que les contraintes fiscales et administratives pèsent sur l'activité de ces légumiers.