Manuel Valls annonce plusieurs années d'efforts pour redresser l'économie

("Je ne veux pas dire aux Français que dans deux à trois ans les sacrifices seront terminés" admet Manuel Valls © MAXPPP)

Dans une interview donnée au quotidien espagnol El Mundo, qui a choisi le Premier ministre comme homme de l'année, Manuel Valls annonce encore plusieurs années de sacrifices aux Français.

Choisi comme homme de l'année par le journal espagnol El Mundo, Manuel Valls a donné une longue interview au quotidien ibérique. S'il espère un retour de la croissance dans les prochains mois, le Premier ministre admet toutefois que plusieurs années d'efforts seront nécessaires pour redresser l'économie française. "Je ne veux pas dire aux Français que dans deux à trois ans les sacrifices seront terminés ", dit le Premier ministre, qui confirme son ambition de rendre les entreprises françaises plus compétitives et l'administration moins dépensière et plus efficace.

 

Interrogé sur la fronde qui agite l'aile gauche du Parti socialiste au pouvoir, Manuel Valls assure n'être intéressé que par l'efficacité de sa politique, jugée trop libérale par les frondeurs. "Je ne me lève pas chaque matin en me demandant si je suis de gauche ou si je suis socialiste. Ce que je me demande chaque matin c'est si ma politique est efficace ", dit-il. 

Le retour de la croissance espéré

Néanmoins, Manuel Valls espère un retour de la croissance en France dans quelques mois, alors que le gouvernement français est sévèrement critiqué après l'annonce d'un nouveau nombre record de chômeurs à la veille de Noël. "Ce que j'attends et ce que je peux dire aux Français, c'est que dans les prochains mois, la croissance sera de nouveau là ", dit le Premier ministre dans cette interview publiée lundi. Le gouvernement français espère que la croissance économique atteindra 1,0% en 2015, ce qui est jugé insuffisant par les économistes pour faire baisser le chômage.

 

L'économie française a surpris avec une croissance un peu plus robuste que prévu au troisième trimestre 2014, avec une progression du produit intérieur brut de 0,3% entre juin et septembre, soit la plus forte hausse depuis le printemps 2013. La baisse conjuguée de l'euro, des prix du pétrole et des taux d'intérêts renforce les espoirs de l'exécutif, dont la politique économique n'a pas encore donné de résultats probants sur le front de l'emploi, de la construction de logements ou de la réduction des déficits publics. 

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