Les soixante-seize atolls habités de Polynésie française n'ont pas tous de terrains d'aviation

Les électeurs votent pour le 1er tour de la présidentielle, à Papeete, le 21 avril 2012.
Les électeurs votent pour le 1er tour de la présidentielle, à Papeete, le 21 avril 2012. (AFP - Gregory Boissy)

En Polynésie française, les législatives s’annoncent complexes. 227 bureaux de votes seront en effet ouverts dans les trois circonscriptions de cette collectivité d'outre-mer sur une surface équivalente à celle de l'Europe.

En Polynésie française, les législatives s'annoncent complexes. 227 bureaux de votes seront en effet ouverts dans les trois circonscriptions de cette collectivité d'outre-mer sur une surface équivalente à celle de l'Europe.

Les images des cinq archipels du sud de l'océan Pacifique font souvent rêver. Mais les 10 et 17 juin prochains, les organisateurs du scrutin n'auront guère le temps de flâner.

La dispersion des en plein océan Pacifique contraint à une organisation sur mesure.

Calendrier et logistique spécifiques

Les élections auront lieu les 2 et 16 juin, au lieu des 10 et 17 juin pour la France métropolitaine, en raison des difficultés d'acheminement du matériel électoral.

Dans certaines îles, la propagande électorale sera larguée par avion. En effet, soixante-seize des 118 îles et atolls de Polynésie française sont habités, mais tous ne disposent pas de terrains d'aviation.

A Rapa, dans l'archipel des Australes, ou Hereheretue et Tematangi, aux Tuamotu, un avion Gardian de l'armée doit lâcher cette semaine en mer les bulletins de vote et les professions de foi dans un container étanche, qui est ensuite hissé à bord d'un bateau.

De nouveaux largages, ainsi que des livraisons par un avion Casa de l'armée de l'air dans six autres îles des Tuamotu, auront lieu entre les deux tours.

Campagne adaptée

Au total, quarante cinq candidats se présentent dans les trois circonscriptions. Et pour eux aussi, la géographie complique la tâche.

Certains dépenseront jusqu'à six millions de francs Pacifique (50.000 euros), le plafond des frais de campagne, pour imprimer leur propagande et se rendre dans les îles éloignées de Tahiti.

D'autres, plus modestes, se contenteront des médias, deux télévisions, les deux quotidiens et les radios locales, pour se faire connaître et faire campagne.