VIDEO. Valérie Pécresse plaide pour "un grand rassemblement" de la droite à Paris pour les élections municipales

FRANCE INTER

La présidente de la région Île-de-France, ex-LR, était l'invitée de France Inter mardi 12 novembre. 

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse plaide "pour un grand rassemblement pour une alternance à Anne Hidalgo", pour les élections municipales à Paris, en mars 2020, a-t-elle déclaré mardi 12 novembre sur France Inter. Elle a notamment affirmé en avoir parlé à Rachida Dati, candidate investie par Les Républicains. "Elle va me répondre, je pense", a ajouté Valérie Pécresse.

"Il faut une alternance à Anne Hidalgo" 

Celle a quitté le parti Les Républicains au moins de juin a aussi estimé que "la droite à Paris, ça n’est pas que Les Républicains", citant également des Libres !, du nom de son mouvement politique, des centristes, et le mouvement Agir ! auquel appartient Pierre-Yves Bournazel, député de la 18e circonscription de Paris. "Moi j’ai des élus Libres ! qui sont prêts à venir aider, notamment dans les arrondissements de l’Est auxquels la droite ne parle plus depuis des années."

"Je crois qu’il faut une alternance à Anne Hidalgo, a repris sur France Inter Valérie Pécresse, je pense que cette ville est mal gérée, que ses habitants ne sont pas heureux de vivre dans un Paris qui n’est pas sûr, pas propre, dont les habitants sont évacués hors de Paris. Et que pour cela, ça vaut le coup de se rassembler".

Valérie Pécresse revient sur son départ de LR

"J'ai cru qu'avec la démission de Laurent Wauquiez s'ouvrait une nouvelle ère pour le parti, affirme Valérie Pécresse. Qu'on allait pouvoir avoir une élection, j'allais dire loyale, sincère, à la présidence du parti dans laquelle on pourrait exposer des lignes différentes" a-t-elle poursuivi sur France Inter. "Je suis partie parce que c’était verrouillé, parce que tout était écrit d’avance", a-t-elle justifié. "A chaque fois que j'ouvrais ma bouche et que je disais quelque chose, alors, [on considérait que] j’étais là pour diviser", continue Valérie Pécresse. 

Valérie Pécresse a quitté le parti Les Républicains au mois de juin dernier, après les élections européennes, elle avait fondé son propre mouvement politique en 2017, Soyons Libres ! ou Libres ! Interrogée sur le timing de son départ, et sa proximité avec le mauvais score du parti Les Républicains aux Européennes (8,48%), Valérie Pécresse a confié avoir "échoué" sur une idée de "faire vivre un parti à deux voix, avec une voix plus conservatrice et une voix plus moderne."

Je me suis dit que si je partais, je reconstruirais à l'extérieur et que je ne serais plus en division, mais en construction. La droite a besoin de se reconstruire et, à mon avis, sur plusieurs piliers. Un pilier centriste, un pilier conservateur et un pilier radicalement contemporain et moderne.

Valérie Pécresse

à France Inter

Valérie Pécresse s’est également dite "absolument pour" l’organisation d’une primaire de la droite, en vue des élections présidentielle de 2022. "Ce sont les Français qui doivent trancher, pas un parti qui a été un très grand parti, mais qui n’a aujourd’hui que 50 000 adhérents [NDLR - Lors du vote en octobre pour désigner le nouveau président de LR, 62.401 adhérents à jour de leur cotisation ont voté]. On n'a plus les réserves de voix nécessaires pour pouvoir désigner un candidat à la présidentielle", a-t-elle conclu. 

Vous êtes à nouveau en ligne