VIDEO. Présidentielle : "S'il faut être candidat, je le serai", déclare le sénateur LR Bruno Retailleau après le renoncement de François Baroin

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

Le président du groupe LR au Sénat reproche à son parti de mépriser une partie des militants "d'en bas" et de vouloir "tuer la primaire".

Le sénateur Les Républicains de la Vendée et président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau a réagi mercredi 7 octobre au micro de France Inter à la décision de son collègue François Baroin de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle.

Le maire de Troyes, président de l'Association des maires de France, l'avait "pratiquement annoncé" lors du bureau politique des Républicains une semaine auparavant, explique Bruno Retailleau. Selon lui, il aurait dit : "Je dirai à Bruno Retailleau en 'on' ce que chacun sait déjà en 'off'". Le sénateur LR affirme respecter cette décision : "C'est sa conviction, c'est à lui que ça appartient"

"Marre des petits arrangements de la droite d'en haut"

Bruno Retailleau n'exclut pas de se présenter lui-même à la présidentielle. "S'il faut être candidat, je le serai", déclare-t-il, en regrettant que son propre parti fasse "tout pour tuer la primaire". D'après lui, "ils veulent se passer des militants, des sympathisants", ce qu'il regrette, préférant être "le porte-voix de la droite d'en bas, parce qu'il y en a marre des petits arrangements de la droite d'en haut".  Bruno Retailleau se déclare opposé à une "élite politique" qui considère "que les gens d'en bas pensent mal parce qu'ils sont contre l'immigration, parce qu'ils ont parfois quelques idées un peu conservatrices sur leurs valeurs".

Je veux porter ces opinions et je m'en fiche de la bien-pensance. 

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat

à franceinfo

Prenant l'exemple du dédain affiché par la candidate démocrate Hillary Clinton envers les soutiens du candidat républicain conservateur Donald Trump lors de l'élection présidentielle américaine de 2016, il affirme ne pas vouloir que son "propre parti pense que ceux d'en bas auraient des opinions déplorables". 

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