VIDEO. Plan de relance européen : Damien Abad "ne veut pas que ce soient les Français" qui paient "l'addition"

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

Le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, invité du "8h30 franceinfo" mercredi, est revenu sur l'accord trouvé entre les 27 pays de l'UE sur le plan de relance européen.

"À la fin, il y a quelqu'un qui paye l'addition. On ne veut pas que ce soient les Français", déclare mercredi 22 juillet sur franceinfo Damien Abad, le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, au lendemain de l'accord sur un plan de relance européen, pour faire face à la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus.

"On ne peut pas avoir un accord qui soit un accord de dupes où on ferait croire aux Français que l'Europe paye l'addition", poursuit Damien Abad, qui trouve qu'Emmanuel Macron a été "assez flou", dans son intervention sur TF1 mardi soir, sur la taxe carbone et la taxe sur le numérique qui doivent permettre de financer ce plan.

"Un accord qui sauve les meubles"

Si cet accord était "nécessaire et indispensable", Damien Abad craint également un "jeu de bonneteau entre d'un côté les 40 milliards d'euros que la France va engranger et de l'autre, ce que la France va devoir payer en plus si elle veut maintenir ses politiques territoriales et notamment la politique agricole". Le chef de file des députés LR dit ne pas vouloir que "cet accord soit un jeu de dupes qui se fasse sur le dos des agriculteurs ou des jeunes puisque le programme Erasmus serait également diminué".

"On a baissé le budget européen, qui est le budget annuel pour faire cet accord-là, et on a dit aux pays dits frugaux 'vous contribuerez moins à l'Union européenne'", explique Damien Abad, "attention à ce qu'on n'ait pas un jeu de vases communicants et qu'à la fin des fins ce ne soit pas un accord historique, mais un accord mi-figue, mi-raisin".

Damien Abad considère que "c'est un accord qui sauve les meubles", "qui permet à l'Europe de tenir debout", et "qui permettra à la France de financer une partie de son plan de relance" grâce aux 40 milliards d'euros de subventions. Cette somme sera incluse dans les 100 milliards du plan de relance du gouvernement. Il assure que si le plan de relance présenté par le gouvernement "va dans le bon sens", le groupe LR "le votera". Il souhaite néanmoins des évolutions sur les annulations de charges, pour qu'elles soient faites "au prorata du chiffre d'affaires" des entreprises.

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