Référendum ADP : Emmanuel Macron doit "tenir ses engagements", affirme le nouveau patron des députés LR Damien Abad

France Inter

Invité de France Inter, Damien Abad demande au président de la République d'abaisser le nombre de signatures nécessaires pour déclencher un référendum sur la privatisation des Aéroports de Paris.

Emmanuel Macron doit-il activer le référendum sur la privatisation des Aéroports de Paris dès le million de signataires en faveur d'un référendum d'initiative partagée (RIP), comme le réclame le député insoumis Alexis Corbière ?

Pour le nouveau patron des députés LR, Damien Abad, interrogé jeudi 7 novembre sur France Inter, la réponse est claire : le président de la République doit "prendre ses responsabilités" et "assumer" sa promesse, faite à l'issue de la crise des gilets jaunes, d'abaisser le seuil pour déclencher le RIP dès le million de signataires, contre quatre millions nécessaires aujourd'hui.

Un député LR sur deux favorable au référendum

Même s'il ne fait pas partie des signataires "pour ne pas mêler [sa] voix à celle de La France Insoumise", Damien Abad rappelle qu'un député LR sur deux est en faveur de ce référendum. "Ils ne veulent pas vendre les bijoux de famille de la France, c'est un sujet central", a expliqué le nouveau patron des députés de droite.

Même si le seuil nécessaire pour le déclenchement du RIP est aujourd'hui de quatre millions d'électeurs, Emmanuel Macron doit se préparer à "tenir ses engagements", a jugé Damien Abad, alors que le compteur affiche depuis mercredi 6 novembre 924 000 électeurs en faveur d'un RIP sur la question de la privatisation d'ADP.

Je dis simplement c'est que le président de la République doit tenir ses engagements. Il a dit qu'il abaissait ce seuil pour déclencher le référendum de quatre millions à un million. Et donc, il doit le faire. Il doit l'assumer. C'est au président de République de prendre ses responsabilités sur ce sujet-là

Damien Abad, patron des députés Les Républicains

à France Inter

Un sujet qui divise au sein de son groupe politique, a reconnu le nouveau chef de file des députés LR, qui estime que la droite ne doit pas "avoir peur des débats sur ces sujets là".

"Avant, on était pour la privatisation de manière systématique. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et nous devons l'assumer parce que nous pensons qu'il y a effectivement des entreprises à défendre", a expliqué Damien Abad.

"Il y a tout simplement un capital important de la France à protéger sur la question de l'aéroport de Paris. C'est un enjeu central et beaucoup de nos électrices et de nos électeurs pensent ont mal vécu la privatisation des sociétés d'autoroutes", a ajouté Damien Abad.

"Beaucoup de lectrices et lecteurs vivent mal le fait que des aéroports, des infrastructures en France soient finalement vendus aux puissances étrangères. Ce n'est pas simplement une évolution de la droite, c'est aussi une évolution de la société", a expliqué le chef de file des députés LR.

Vous êtes à nouveau en ligne