VIDEOS. "L'Emission politique" avec Nicolas Sarkozy : six séquences à retenir

L\'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, le 15 septembre 2016, sur le plateau de \"L\'Emission politique\", sur France 2.
L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, le 15 septembre 2016, sur le plateau de "L'Emission politique", sur France 2. (THOMAS SAMSON / AFP)

Jeudi soir, l'ex-président était le premier invité de la nouvelle émission politique de France 2, présentée par Léa Salamé et David Pujadas.

Terrorisme, migrants, affaire Bygmalion... Jeudi 15 septembre, Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur les principaux sujets d'actualité lors du premier numéro de "L'Emission politique", sur France 2. Pendant plus de deux heures, l'ancien chef de l'Etat a répondu aux questions de Léa Salamé et David Pujadas. Franceinfo vous propose de revoir en vidéo six des moments les plus marquants de l'émission.

Sur le terrorisme : "Vous n'allez pas accuser le général de Gaulle d'être un dictateur !"

Nicolas Sarkozy a réitéré ses propositions pour lutter contre le terrorisme, notamment la mise en rétention préventive des "quelques centaines" de fichés S les plus dangereux. Une façon selon lui d'appliquer le "principe de précaution" en matière de sécurité. Pour autant, il assure ne pas vouloir s'attaquer à l'Etat de droit, comme l'en accuse l'actuelle majorité. Il demande aussi la création d'un parquet national pour les affaires de terrorisme et assure s'inspirer du général de Gaulle.

Sur l'affaire Bygmalion : "Comme par hasard, on fait ça pendant le procès Cahuzac"

Attendu au tournant sur l'affaire Bygmalion, dans laquelle le parquet de Paris a requis son renvoi en correctionnelle, Nicolas Sarkozy a cherché à minimiser sa responsabilité, tout en suggérant que cette annonce ne doit rien au hasard, en plein procès Cahuzac. Il a en outre affirmé avoir déjà été sanctionné par le Conseil constitutionnel il y a quatre ans pour le dépassement de ses comptes de campagne. Or, cette sanction ne portait que sur 466 000 euros de dépassement, tandis que plus de 23 millions d'euros sont concernés dans l'affaire Bygmalion.

Sur Calais : "Nous ne sommes pas les gardes-barrières de l'Angleterre"

Nicolas Sarkozy a estimé que les migrants présents dans la jungle de Calais ne devaient pas rester en France, puisque la plupart d'entre eux souhaitent rejoindre le Royaume-Uni. "C'est à l'Angleterre d'ouvrir un camp de réfugiés. Nous devons les amener en Angleterre, qui doit traiter les dossiers et dire 'voilà ceux qu'on veut garder et ceux qu'on ne veut pas garder'", a-t-il détaillé. Par ailleurs, il s'est opposé au plan du gouvernement qui prévoit de répartir les migrants de la jungle de Calais partout en France : "Nous n'avons pas à la disséminer pour que l'on se retrouve avec 100 ou 150 problèmes en France."

Sur l'islam : "L'extrémisme est aussi le problème des musulmans"

Interrogé par l'imam d'Ivry-sur-Seine sur une certaine stigmatisation des musulmans, Nicolas Sarkozy a répondu que face aux attentats commis au nom d'un "islam dévoyé", les musulmans de France doivent se sentir "interpellés". De la même façon, à ses yeux, que "ceux qui vont à la messe sont interpellés" par les problèmes de pédophilie dans l'Eglise.

Sur le réchauffement climatique : "Non, l'homme n'est pas le seul responsable des dérèglements"

Nicolas Sarkozy s'est fondé sur l'exemple du "petit âge glaciaire entre le XIVe siècle et le XVIIe siècle" pour justifier son dernier revirement sur le changement climatique. Et a maintenu que le premier défi n'est plus "climatique" mais "démographique".

Bonus : quand Charline Vanhoenacker lui demande des nouvelles de Paul Bismuth

La chroniqueuse belge Charline Vanhoenacker avait la lourde tâche de clôturer cette émission. Sur le ton de l'humour, elle n'a pas hésité à mettre les pieds dans le plat, en faisant référence à la ligne téléphonique qu'utilisait Nicolas Sarkozy au nom de Paul Bismuth. L'intéressé a esquissé un sourire.

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