VIDEO. Primaire Les Républicains : à La Baule, Sarkozy appelle à l'unité, mais attaque

L'ancien chef de l'Etat a lancé une mise en garde à ses concurrents contre les conséquences d'une division à droite pendant la campagne présidentielle. 

Chez Les Républicains, la primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017 aiguise les ambitions et ces dernières semaines les principaux candidats n'ont eu de cesse d'échanger des phrases assassines. François Fillon a insisté sur les affaires judiciaires dans lesquelles le nom de Nicolas Sarkozy est cité. Ce dernier a moqué les "oreilles sensibles" d'Alain Juppé sur l'immigration et le maire de Bordeaux a mis en garde contre la flatterie des "bas instincts".

Mais à l'université d'été du parti à La Baule (Loire-Atlantique), la plupart des orateurs ont tenu durant le week-end un discours d'apaisement. Lors de son discours de clôture, dimanche 4 septembre, Nicolas Sarkozy a à son tour tenté de se placer au-dessus de la mêlée, adoptant la posture du chef de famille - qu'il était encore il y a quelques semaines avant de se lancer dans la campagne - pour appeler ses rivaux à l'unité et à la loyauté

"Tous ensemble derrière le vainqueur des primaires", a lancé l'ancien président des Républicains. "Il n'y aura pas d'alternance si la campagne des primaires devait continuer sur la base d'un pugilat", a prévenu l'ex-président. "Il n'y aura (...) pas de victoire si le futur vainqueur des primaires ne devait être soutenu que du bout des lèvres." "Je veux les primaires comme un tremplin, pas comme un boulet. (...) Je veux des primaires pour les idées, et non pas pour les rancœurs."

... Mais des tacles sur Fillon, Copé et Juppé 

Nicolas Sarkozy n'a toutefois pas manquer de faire allusion aux "affrontements suicidaires" qui ont marqué l'histoire de la droite française. Au rang des exemples à ne pas reproduire en vue de 2017, l'ancien chef de l'Etat a notamment cité celle entre deux de ses concurrents, Jean-François Copé et François Fillon, en 2012.

Son principal rival a aussi été la cible d'une pique. L'ex-chef de l'Etat a répliqué au "code de bonne conduite" proposé par Alain Juppé pour la primaire. "Je n'aime pas le code de bonne conduite, j'aime la bonne conduite. Quand il faut un code, c'est déjà qu'on est dans le problème", a-t-il lancé.

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