Primaire à droite : NKM dénonce des "pressions" dans la course aux parrainages

Nathalie Kosciusko-Morizet s\'adresse à ses partisans à la primaire dans un bar parisien le 8 mars 2016
Nathalie Kosciusko-Morizet s'adresse à ses partisans à la primaire dans un bar parisien le 8 mars 2016 (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

La candidate à la primaire de la droite et du centre pour l'élection présidentielle de 2017, a dénoncé dimanche les "pressions croisées" imposées selon elles aux parlementaires par certains de ses concurrents.

La chasse aux parrainages bat son plein chez Les Républicains, à quatre mois de la date butoir pour se qualifier pour la primaire en vue de la présidentielle de 2017. Et Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire de la droite, dénonce, dimanche 8 mai, des "pressions" exercées par certains rivaux sur les parlementaires au sujet des parrainages nécessaires pour concourir à ce scrutin

"Ça progresse bien, ça avance bien car il y a beaucoup de parlementaires qui me disent 'on est d'accord ou pas d'accord mais on pense que de toutes façons, il faut que cette voix soit entendue'", a expliqué la députée de l'Essonne au "Grand Jury" RTL / LCI / Le Figaro. Les candidats doivent obtenir avant septembre les parrainages de 20 parlementaires, ainsi que ceux de 2 800 adhérents LR et de 250 élus pour pouvoir concourir.

"Ne le rend pas public avant l'été"

Selon elle, "il y a des députés qui attendent le mois de juin, date des investitures [aux élections législatives de 2017], pour pouvoir rendre public un soutien""Des parlementaires n'ont pas tellement envie de subir les pressions croisées qui sont nombreuses", a également dénoncé la présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris.

Y a-t-il beaucoup de "pressions"? "Oui", a-t-elle répondu. "Il y a entre certains candidats une course à 'j'en ai plus que toi'", a regretté l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. "Vous avez des parlementaires qui sont décidés, mais disent publiquement 'je me déciderai au dernier moment', pour ne pas être embêtés", a expliqué NKM. "J'ai des parlementaires qui ont signé, mais qui me disent 'ne le rend pas public avant l'été'", a-t-elle assuré.

Samedi soir, Jean-François Copé a annoncé disposer des 20 parrainages de parlementaires. Outre Mme Kosciusko-Morizet et M. Copé, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Hervé Mariton, Nadine Morano, Jacques Myard, Geoffroy Didier, Frédéric Lefebvre et Jean-Frédéric Poisson se sont déclarés candidats. Nicolas Sarkozy pourrait se déclarer fin août ou début septembre.