Primaire à droite : Jean-Frédéric Poisson laisse la dernière place à Jean-François Copé

Le président du Parti démocrate-chrétien, Jean-Frédéric Poisson, au bureau de vote de Rambouilet (Yvelines), le 20 novembre 2016.  
Le président du Parti démocrate-chrétien, Jean-Frédéric Poisson, au bureau de vote de Rambouilet (Yvelines), le 20 novembre 2016.   (BERTRAND GUAY / AFP)

Le président du Parti chrétien-démocrate est arrivé avant-dernier du premier tour, dimanche, devant Jean-François Copé.

C'était le visage inconnu de la primaire à droite. Le président du Parti démocrate-chrétien, Jean-Frédéric Poisson, aura au moins bénéficié de la campagne pour combler son profond déficit de notoriété. Le député des Yvelines termine en sixième position du scrutin et coiffe au poteau Jean-François Copé, arrivé largement dernier.

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Son score

Il ne tirait pas de plans sur la comète. "Je ne me fais pas d’illusions", reconnaissait, bon joueur, Jean-Frédéric Poisson dans l'Obs, à la mi-octobre. Il peut aujourd'hui savourer sa performance. Malgré son déficit de notoriété, Jean-Frédéric Poisson a récolté 1,4% des suffrages du premier tour du scrutin, selon des résultats partiels portant sur 77,7% des bureaux de vote. Il devance le député-maire de Meaux, Jean-François Copé, qui ne récolte que 0,3% des suffrages exprimés. 

Ce que disaient les sondages    

Après avoir longtemps occupé la dernière place, Jean-Frédéric Poisson a dépassé une première fois Jean-François Copé, lors de sondages réalisés à la fin septembre. Avant le premier tour du scrutin, sa courbe a atteint son plus niveau le 1er novembre (3%), a égalité avec Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé.

Un petit coup de boost de notoriété lié aux deux premiers débats télévisés d'octobre entre les sept candidats à la primaire à droite. "L’avantage d’être inconnu, c’est que tout le monde s’intéresse à vous", expliquait-il dans l'Obs, à la mi-octobre.

Deux jours avant le scrutin, Jean-Frédéric Poisson était finalement crédité de 1% des intentions de vote. 

Ce qu'il va faire

S'il est idéologiquement proche de l'association Sens commun, le prolongement politique de La Manif pour tous soutenant François Fillon, le président du Parti démocrate-chrétien n'a pas prévu de se rallier tout de suite à un des deux finalistes. "J'ai besoin de comprendre leur vision de l'avenir et de la France", a-t-il expliqué sur franceinfo. Jean-Frédéric Poisson confirme qu'il va écrire aux deux finalistes et que de leurs réponses dépendra son soutien. Il pourrait ainsi essayer de monnayer les plus de 40 000 voix récoltées lors du premier tour.