Marc Vuillemot : les banlieusards doivent être "pris pour ce qu'ils sont, des citoyens du territoire de la République"

Marc Vuillemot, maire PS de la Seyne-sur-Mer et président de l\'association des maires Ville & Banlieue de France
Marc Vuillemot, maire PS de la Seyne-sur-Mer et président de l'association des maires Ville & Banlieue de France (DOMINIQUE LERICHE / MAXPPP)

Le président de l'association des maires Ville & Banlieue de France, Marc Vuillemot, veut interpeller les candidats aux primaires et à l'élection présidentielle sur leurs projets sur la banlieue.

Marc Vuillemot, maire PS de la Seyne-sur-Mer et président de l'association des maires Ville & Banlieue de France, interpellera mercredi 28 septembre les candidats aux primaires et à l'élection présidentielle sur leurs projets sur la banlieue. "Nous voulons que plusieurs centaines de communes, 9 millions d'habitants, dont à peu près la moitié sous le seuil de pauvreté, puissent être pris en compte pour ce qu'ils sont, des citoyens du territoire de la République", a-t-il expliqué sur franceinfo.

"La stigmatisation, l'amalgame, un relatif échec de la déghettoïsation des quartiers populaires tend, probablement à tort, à focaliser le regard sur une partie de notre population", a ajouté Marc Vuillemot.

franceinfo : Le discours de la droite et la gauche est-il convaincant ?

Marc Vuillemot : "Nous peinons un petit peu à déceler quelques orientations. Il est donc nécessaires plus que jamais, parce que le risque de stigmatisation est grand, d'interpeller ceux qui prétendent à l'animation du pays."

La baisse des dotations a-t-elle eu des conséquences sur les quartiers ?

"Si on veut éviter de créer le maintien de ghetto, si on veut que le simple droit public s'applique à l'ensemble des concitoyens, il est nécessaire, lorsque l'État décide de faire concourir les collectivités à l'effort de déficit du pays que pour ces quartiers-là des mesures de compensations soient mises en œuvre."

Marc Vuillemot, maire PS de la Seyne-sur-Mer : "La stigmatisation, l'amalgame, un relatif échec de la déghettoïsation des quartiers populaires tend, probablement à tort, à focaliser le regard sur une partie de notre population"
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