Cinq séquences à retenir de "L'Emission politique" avec Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, l\'ancien ministre de l\'Agriculture, sur le plateau de l\'Emission politique de France 2, le 20 octobre 2016. 
Bruno Le Maire, l'ancien ministre de l'Agriculture, sur le plateau de l'Emission politique de France 2, le 20 octobre 2016.  (PATRICK KOVARIK / AFP)

Bruno Le Maire était l'invité de "L'Emission politique" sur France 2 jeudi 20 octobre. Voici les cinq extraits à retenir de sa prestation.

Invité de "L'Emission politique" sur France 2, Bruno Le Maire n'a pas été ménagé par ses contradicteurs. Voici les moments forts de l'émission.

"La multiplication des niqab dans l'espace public pose problème"

Bruno Le Maire veut-il interdire le voile dans l'espace public ? En début d'émission, on a cru comprendre qu'il suggérait une loi pour règlementer le port de signe religieux dans l'espace public. Invité plus tard à préciser ses propos, il fait une différence entre les signes religieux (entre le voile, qui serait acceptable, et le niqab, qui ne le serait pas).

"La multiplication des niqab dans l'espace public et en particulier à l'université et dans les hôpitaux pose problème", dit-il, semblant oublier que le voile intégral (burqa ou niqab) est déjà interdit. Sur ces questions, Bruno Le Maire s'en remet à "un débat parlementaire".

"Vous proposez d'aller encore plus bas dans la précarité"

Bruno le Maire a été confronté à une ancienne chômeuse, Malika Zediri. Le député de l’Eure a tenté de la convaincre de sa proposition d'instaurer des "emplois rebonds". Rémunérés 5 euros de l'heure avec un maximum de 20 heures de travail hebdomadaire, ces emplois "low cost" permettent de cumuler une allocation type RSA avec un salaire. Pour éviter les abus, le dispositif ne durerait qu’un an et le nombre de postes par entreprise serait limité.

Malika Zediri a accusé le candidat de proposer de vieilles recettes sous couvert de "nouveauté" : "Pour répondre à toutes les urgences sociales, vous proposez d’aller encore plus bas dans la précarité, de nous vendre encore un peu moins cher, on ne construit pas l’avenir comme ça monsieur Le Maire et vous fabriquez le désespoir." Le chantre du "renouveau" lui a répondu : "La précarité est déjà là, l’anxiété je l’ai vu partout en France depuis 4 ans."

C’est anxiogène vos mesures monsieur Le Maire.Malika ZeridiFrance 2

"Tout ça, c'est du pipi de chat!"

Echange tendu entre l'ancien ministre de l'Agriculture et Ghislaine Joachim-Arnaud, syndicaliste CGT à la Martinique. Bruno Le Maire a appelé la syndicaliste par son prénom. Ghislaine Joachim-Arnaud s'est alors emportée, coupant le député. "Monsieur, excusez-moi, je vous respecte. Je vous appelle 'monsieur Le Maire', je ne permettrai pas de vous appeler par votre prénom. Non, monsieur. Vous m'appelez 'madame Joachim-Arnaud' mais vous ne m'appelez pas 'Ghislaine', je ne suis pas votre amie", a-t-elle lancé.

"Tout ça, c'est du pipi de chat", a-t-elle tranché quelques minutes plus tard alors que Bruno Le Maire défendait la fin du "monopole syndical", qui "monopolise le débat public, qui interdit le dialogue au niveau de l'entreprise". "Madame Joachim-Arnaud, le dialogue ce n'est pas le monologue, a alors rétorqué l'élu. Le dialogue, ce n'est pas l'insulte."

FRANCE 2

"Vous avez écrit une brique, je vous en ai amené une autre !"

Un autre moment fort de l'émission a été la rencontre entre Alexandre Jardin et le candidat à la primaire. L'écrivain, qui martèle sur les réseaux sociaux que la solution à la crise de confiance envers les politiques ne peut venir que des initiatives citoyennes, a reproché à Bruno Le Maire de ne pas avoir consulté les Français pour rédiger son programme.

"Cette France qui existe, elle veut compter, elle n'en a plus rien à foutre qu'une élite écrive 1 012 pages pour penser à sa place !", s'est emporté Alexandre Jardin. Et de lancer au candidat une brique de lait : "Vous avez écrit une brique, je vous en ai amené une autre !"

"J'entends votre colère, mais je la trouve profondément injuste : tout le projet que je construit, depuis 2012, est marqué par une démarche d'humilité", lui a répondu Bruno Le Maire, expliquant être allé à la rencontre des Français.

"Quand on porte l'ambition d'être numéro 1, on ne peut pas être numéro 2"

Bruno Le Maire assure qu'il ne sera le premier ministre de personne : "Quand on porte l'ambition d'être numéro 1, on ne peut pas être numéro 2". Le candidat à la primaire a réitéré cet engagement, même si en plaisantant, il n'exclut pas d'occuper un autre poste gouvernemental : "Dans une équipe de foot, c'est le numéro 10 que j'aime bien. Pouquoi pas ?" Bruno Le Maire assure aussi que s'il ne se qualifie pas pour le second tour de la primaire, il ne ralliera aucun des deux finalistes.

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