4 Vérités - Woerth : "Personne n'a le monopole de l'intégrité et du gaullisme"

France 2

Éric Woerth est l'invité de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce mardi 6 septembre.

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pour le dépassement de ses comptes de campagne lors de la présidentielle en 2012. "Il y a un côté un peu scénarisé : les principaux concernés ne sont pas tenus au courant, il y a des indiscrétions de presse, tout ça le jour du début du procès de Jérôme Cahuzac", estime Éric Woerth dans les 4 Vérités ce mardi matin.

Le secrétaire général Les Républicains nuance : "J'ai confiance dans la justice de mon pays, mais on peut quand même se poser un certain nombre de questions. Je ne remets pas en cause la qualité globale de la justice française". Toutefois, il persiste : "Je constate qu'il y a des connivences de dates et de calendrier assez curieuses. Cette information sort la semaine où on va savoir qui est candidat aux primaires de la droite".

Néanmoins, selon lui, cet avis du parquet n'est pas de nature "à interrompre la dynamique de campagne. Ce n'est pas une condamnation. On est présumé innocent jusqu'à ce qu'on soit éventuellement condamné. Nicolas Sarkozy a bénéficié de nombreux non-lieux et je pense que ça va continuer. De plus, Nicolas Sarkozy a déjà été jugé sur ce point. Le Conseil constitutionnel a déjà jugé le dépassement des comptes de campagne".

Juppé a "tort" d'aider NKM

Interrogé sur la pique de François Fillon à l'égard de Nicolas Sarkozy, Éric Woerth, sans nommer l'ancien premier ministre, rétorque : "De personne, je n'accepte les leçons de morale. Les leçons de morale sont toujours suspectes. Personne n'a le monopole de l'intégrité ni le monopole du gaullisme".

"Ce serait mieux que Nathalie Kosciusko-Morizet soit candidate" à la primaire de la droite. "Maintenant, il y a des règles, qui ont été pesées, soupesées et écrites par elle notamment". Le dirigeant du parti juge qu'Alain Juppé "a tort d'appeler ses soutiens à parrainer NKM. Cela a un côté malsain. Chacun est responsable de son parcours politique".

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