Primaire : Christian Jacob appelle LR à ne pas "griller les étapes" pour désigner son candidat

Le député et président du groupe Les Republicains (LR), Christian Jacob, aux funérailles de Pascal Clément, ancien ministre français de la Justice, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 25 juin 2020. 
Le député et président du groupe Les Republicains (LR), Christian Jacob, aux funérailles de Pascal Clément, ancien ministre français de la Justice, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 25 juin 2020.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Alors que la décision de François Baroin d'y aller ou non est attendue à l'automne, Christian Jacob a répété son soutien au président de l'AMF. 

"Une présidentielle n'est pas un casting." Le président des Républicains Christian Jacob a appelé son parti à ne pas "griller les étapes" en se focalisant trop tôt sur une éventuelle primaire pour désigner son candidat à la présidentielle, dans une interview au Figaro publiée jeudi 27 août. "S'il suffisait de désigner un candidat deux ans à l'avance pour gagner une présidentielle ça se saurait", a-t-il affirmé.

Alors que la décision de François Baroin d'y aller ou non est attendue à l'automne, Christian Jacob a répété son soutien au président de l'AMF qui "a les qualités, les compétences, l'autorité et le charisme pour être un excellent président". Mais "la décision lui appartient", a-t-il ajouté.

"Je ne désespère pas d'avoir un candidat qui s'impose naturellement", mais "si ce n'est pas le cas avant l'été, alors nous devrons réfléchir collectivement à un système de départage", a-t-il poursuivi.

"N'est pas Nicolas Sarkozy qui veut"

Dans ce cas "rien ne serait pire que de griller les étapes en se focalisant cet automne sur la question de la primaire au détriment du travail de fond", a averti Le patron du parti, alors que LR fera sa rentrée au Port-Marly (Yvelines) les 4 et 5 septembre.

En pleine offensive de la droite sur la sécurité, il a par ailleurs fustigé le bilan "catastrophique" d'Emmanuel Macron sur le régalien et plaidé pour "la réintroduction des peines plancher, la généralisation des bracelets géolocalisés, l'exécution réelle des peines, la fin des réductions de peines systématiques".

Il s'en est pris à Gérald Darmanin, ancien dirigeant de LR passé chez LREM, estimant qu'"on a besoin d'un vrai ministre de l'Intérieur, pas d'un commentateur". "N'est pas Nicolas Sarkozy qui veut", car "Nicolas Sarkozy, lui, agissait et obtenait des résultats", a-t-il lancé.

Vous êtes à nouveau en ligne