"On a l'impression qu'ils s'aiment énormément" : Nicolas Sarkozy commente l'état du parti Les Républicains

Nicolas Sarkozy assiste à un match de football à Paris, le 4 mai 2019.
Nicolas Sarkozy assiste à un match de football à Paris, le 4 mai 2019. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'ex-président de la République s'est exprimé au cours d'une cérémonie de remise de la Légion d'honneur à l'ancienne secrétaire d'État à la famille Claude Greff.

Il a évoqué l'état de la droite française après l'échec des européennes. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy s'est exprimé devant près de 200 invités à la mairie de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), jeudi 20 juin, au cours d'une cérémonie de remise de la Légion d'honneur à l'ancienne secrétaire d'État à la famille Claude Greff. "On ne peut faire de la politique que si on aime profondément les gens avant de s'aimer soi-même. Or, parfois, on a l'impression qu'ils s'aiment énormément... Je ne vise personne", a-t-il dit.

"Dans ma longue carrière politique, on m'a reproché parfois, y compris mes propres amis, de trop élargir, de trop rassembler des gens différents, mais moi je vous dis : on n'élargit jamais assez", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "J'ai toujours préféré le risque de l'élongation à celui de la rétraction", a-t-il ajouté.

"A la fin, vous vous retrouvez tout seul"

"Quand on commence à se replier sur un petit cénacle, quand on est sectaire, il n'y a jamais de fin. Quand vous rentrez dans le phénomène de rétractation sur vous-même, vous vous trouvez dans une situation où l'autre n'est jamais assez d'accord avec vous (...) Et à la fin, vous vous retrouvez tout seul", a estimé Nicolas Sarkozy.

"La vie, ce ne sont que des épreuves. Le bonheur n'est pas dans l'épreuve évitée, il est dans l'épreuve surmontée", a également déclaré l'ancien président, quelques jours après la validation par la justice de son renvoi en correctionnelle pour corruption.

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