Présidence des Républicains : "Qu'on me foute la paix", lance Alain Juppé

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, et Virginie Calmels, sa première adjointe, le 6 mars 2017 à Bordeaux (Gironde).
Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, et Virginie Calmels, sa première adjointe, le 6 mars 2017 à Bordeaux (Gironde). (GEORGES GOBET / AFP)

Alors que "Le Canard enchaîné" lui prête des propos virulents contre sa première adjointe, Virginie Calmels, ralliée à Laurent Wauquiez pour la présidence du parti, le maire de Bordeaux a vivement réagi sur Twitter.

Alain Juppé est agacé. Alors que Le Canard enchaîné lui prête des propos virulents contre l'une de ses adjointes, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a vivement réagi, mercredi 6 septembre, sur Twitter. "Stupeur en lisant les mots que le Canard me prête sur V. Calmels. Comment peut-on affabuler à ce point ! Qu'on me foute donc la paix !", a écrit le maire de Bordeaux.

Virginie Calmels, première adjointe au maire de Bordeaux et qui s'est définie à maintes reprises comme "juppéiste", a annoncé au JDD sa volonté de rejoindre Laurent Wauquiez, candidat à la présidence des Républicains. Elle a souligné qu'Alain Juppé lui avait affirmé "n'avoir aucune objection", et qu'elle n'aurait pas pris cette décision sans son accord. Interrogé ces derniers jours sur le ralliement de sa première adjointe, Alain Juppé, cité par Sud Ouest, avait simplement commenté : "Chacun est libre de ses choix."

Mais selon Le Canard Enchaîné de ce mercredi, le maire de Bordeaux se serait livré, en privé, à un commentaire plus mordant, sur sa première adjointe, qui l'avait soutenu dans la primaire à droite, avant de rallier François Fillon. "Elle n'a pas de principes (...) pour moi, c'est une grosse déception. Si vous avez un parquet en bon état, ne l'invitez pas chez vous", aurait-il déclaré en tout petit comité, selon l'hebdomadaire satirique. Un ancien soutien et porte-parole d'Alain Juppé dans la primaire, Maël de Calan, est candidat à la présidence de LR, et revendique une "filiation juppéiste très prononcée". Mais l'ancien Premier ministre a déjà assuré lundi sur Twitter qu'il ne parrainerait "aucun candidat", même s'il comptait rester "attentif aux lignes rouges que j'ai tracées".

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