L'ancien ministre Alain Lamassoure claque la porte des Républicains après l'exclusion de responsables pro-Macron

Alain Lamassoure, ancien ministre délégué aux Affaires européennes et au Budget, à Paris le 7 octobre 2016.
Alain Lamassoure, ancien ministre délégué aux Affaires européennes et au Budget, à Paris le 7 octobre 2016. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le bureau politique des Républicains a approuvé, mardi, l'exclusion de cinq responsables pro-Macron.

Le parti Les Républicains est-il en train de se fissurer ? Le bureau politique (BP) de la formation a validé, mardi 25 octobre, l'exclusion de cinq responsables pro-Macron. Exit ceux qui avaient accepté de s'expliquer devant la commission ad hoc : Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, et Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, ainsi que les deux députés "Constructifs", Franck Riester et Thierry Solère.

Même si le résultat est le même, le traitement est différent pour le Premier ministre, qui n'a pas souhaité s'exprimer devant la commission. "Le BP a pris acte du départ d'Edouard Philippe" de LR. "En tant que chef du gouvernement, M. Philippe est le chef de la majorité", a justifié Bernard Accoyer, et ne peut donc rester membre du "premier parti de l'opposition".

Néanmoins, faute de quorum, la plus haute instance du parti devra se réunir à nouveau le 31 octobre pour valider leur éviction. Aussitôt cette exclusion décidée, l'eurodéputé et ancien ministre Alain Lamassoure a annoncé qu'il quittait Les Républicains.

"Archi-favori pour les élections majeures de 2017, le parti LR a réussi à perdre une élection présidentielle imperdable, face à un candidat jailli du néant, puis les élections législatives face à un parti qui n'existait pas trois mois auparavant", rappelle dans un communiqué l'ancien ministre délégué aux Affaires européennes (1993-1995), puis au Budget (1995-1997).

"Privé de toute boussole politique, LR se réfugie dans une pénible course à la droite la plus conservatrice au lieu de revenir aux valeurs qui ont fait toutes les victoires communes de ses familles fondatrices : l'union de la droite et du centre, l'économie sociale de marché, l'humanisme, l'Europe", ajoute l'ancien chef de la délégation française au Parti populaire européen.

"Une farce" pour Thierry Solère

L'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati a condamné sur Twitter une "formidable adaptation du Dîner de cons'.

"C’est une farce", a réagi Thierry Solère, leader des "Constructifs" à l'Assemblée nationale à l'issue du bureau politique des Républicains. Exclu du parti, Sébastien Lecornu, secrétaire à la Transition écologique et proche de Bruno Le Maire, a dénoncé auprès du Parisien une procédure "tout simplement grotesque". Pour lui, "la droite est en train de se suicider !"

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