VIDEO. Présidence des Républicains : "La droite n'a vraiment pas besoin d'une nouvelle guerre des chefs", estime Bruno Retailleau

FRANCE INTER

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, était l'invité de France Inter jeudi matin. 

"Non, je ne serai pas candidat. La décision est mûrement réfléchie", a déclaré Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains de la Vendée, sur France Inter jeudi 20 juin au lendemain de son annonce de ne pas briguer la tête du parti. "J'ai considéré que la droite n'avait vraiment pas besoin d'une nouvelle guerre des chefs", a-t-il poursuivi alors que l'élection du président aura lieu en octobre prochain. 

Imaginez que le président du groupe à l'Assemblée et le président du groupe au Sénat s'opposent. Ce serait la mort. On n'en a pas besoin.

Bruno Retailleau

Pour ne pas se présenter à la présidence du parti Les Républicains, Bruno Retailleau avance une autre raison : "Je suis responsable d'un groupe qui est le groupe central au Sénat. Le Sénat reste la dernière institution qui est une sorte de contre-pouvoir démocratique au pouvoir tout puissant, hégémonique d'Emmanuel Macron, a-t-il expliqué. J'ai cette responsabilité."

Si Bruno Retailleau reste chez Les Républicains c'est parce qu'il "respecte les militants. Il y a un espace pour la droite, on peut l'incarner si on prend les bonnes décisions. Et puis, peut-être par réflexe. Je suis un marin, un homme de l'Atlantique et je ne saute pas du bateau quand ça va mal. J'ai plutôt tendance à m'accrocher au bastingage."

"La fin dépend de nous" 

Pour les municipales, certains Républicains attendent le soutien de La République en marche et d'autres vont soutenir La République en marche. "J'espère que ce n'est pas le début de la fin. La fin dépend de nous. La droite a toujours été aveuglée par le débat autour du culte du chef. C'est le tout à l'égo. On a oublié les idées. Revenons aux idées", a insisté Bruno Retailleau.

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