Résultats européennes : Renaud Muselier appelle à la création d'une "commission de rénovation" des Républicains présidée par Gérard Larcher

Le président de la région Sud Renaud Muselier.
Le président de la région Sud Renaud Muselier. (THOMAS SAMSON / AFP)

Après la défaite des Républicains aux élections européennes dimanche, Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et député européen sortant, souhaite sur franceinfo lundi que soit créée une "commission de rénovation", qui réunirait les "grands élus" du parti.

Renaud Muselier, président Les Républicains du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et député européen sortant, veut une "commission de rénovation", qui réunirait les "grands élus" du parti, annonce-t-il sur franceinfo lundi 27 mai. La liste Les Républicains n'arrive qu'en 4e position du scrutin européen, avec 8,48% des suffrages. "Il est incontestable que M. Wauquiez doit prendre la mesure de ce qui s'est passé", a réagi Renaud Muselier, qui souhaite que cette commission soit présidée par le président du Sénat Gérard Larcher, "qui a le plus de hauteur".

franceinfo : Que feriez-vous à la place de Laurent Wauquiez, est-ce qu'il faudrait démissionner ?

Il faut d'abord dire que c'est le pire score de la droite de l'histoire depuis la IIIe République. On n'a pas fait de réflexion au lendemain des présidentielles, alors qu'il était prévu que l'on gagne et qu'on a perdu. Aujourd'hui, on ne peut pas revenir sans un vrai débat et poser sur la table l'ensemble de nos problèmes. Il est nécessaire de ne pas rentrer dans une confrontation d'hommes et de ne pas refaire le match Copé / Fillon, mais d'avoir une confrontation d'idées. Dans ce cadre, je propose tout de suite une commission de rénovation présidée par M. Larcher qui rassemble les grands élus. On a eu un problème de gestion de notre famille politique. Il est incontestable que M. Wauquiez se doit de prendre la mesure de ce qui s'est passé. Sa stratégie avec son candidat n'a pas été la bonne.

Est-ce que Laurent Wauquiez doit laisser sa place ?

Est-ce que quelqu'un veut prendre sa place ? Ce n'est pas évident. Mais de toute façon, il faut qu'il laisse sa gouvernance dans le cadre d'une réflexion qui pose simplement : est-ce qu'on a des idées ? Est-ce qu'on peut les exprimer ? Est-ce qu'on peut en débattre ? Quelle ligne se fixer ? Ça veut dire une gouvernance plus collective que l'on doit confier aux grands élus sous l'autorité de celui qui a le plus de hauteur qui est M. Larcher.

Comment Les Républicains peuvent-ils faire pour sortir de cette polarisation [Macron/ Le Pen] ?

Il faut se restructurer et se refonder. Comme on avait fait à l'époque, avec M. Sarkozy et M. Chirac, quand après l'échec des européennes [de 1999], on avait réussi à gagner les présidentielles trois ans après [en 2002]. Aujourd'hui, on a une élection qui a beaucoup plus motivé les Français que d'habitude : près de 50%, c'est quelque chose de très important sur une élection comme les européennes. Il est clair que cette participation et ce résultat se doivent d'être une très grosse alerte pour la droite, sinon nous disparaîtrons.

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