"Il semble être uniquement là pour défendre sa propre ligne" : la numéro deux des Républicains s’en prend sèchement à Laurent Wauquiez

Virginie Calmels participe au salon du livre à Paris, le 17 mars 2018.
Virginie Calmels participe au salon du livre à Paris, le 17 mars 2018. (SERGE TENANI / CROWDSPARK / AFP)

Virginie Calmels critique le président du parti dans un entretien au "Parisien", samedi.

La première vice-présidente des Républicains (LR) critique durement Laurent Wauquiez. Dans un entretien accordé au Parisien, samedi 16 juin, Virginie Calmels reproche au président du parti de ne défendre que "sa propre ligne" et de ne pas être assez rassembleur. "Moi, j'ai cru avec sincérité à sa volonté de rassemblement et j'ai soutenu ses propositions, car je suis pour un régalien fort", explique la première adjointe d'Alain Juppé à Bordeaux, alliée à Laurent Wauquiez lors de l'élection à la présidence de LR fin 2017.

"Mais je ne suis pas non plus un clone, je ne suis pas dénaturable", prévient celle qui avait déjà critiqué, il y a quelques jours, la diffusion sans concertation d'un tract LR, intitulé "Pour que la France reste la France".

"Je ne crois pas que ce soit le bon message"

Depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR, "il démontre au fur et à mesure des jours qui passent qu'il semble uniquement là pour défendre sa propre ligne", regrette-t-elle. "Il estime qu'il ne doit son élection qu'à sa seule présence, je ne partage pas cette vision." "Il veut imposer sa seule ligne, mais je ne crois pas que ce soit le bon message", martèle cette libérale convaincue, qui "ne veut pas d'une droite qui se rétrécit" et se déporte vers les extrêmes.

Virginie Calmels redit ne pas souhaiter être tête de liste LR aux élections européennes de 2019 et juge, comme Nicolas Sarkozy, que c'est à Laurent Wauquiez de conduire la liste. Va-t-elle quitter la direction du parti ? "Il faut que tout le monde fasse des efforts. Je crois encore que Laurent peut parvenir à créer le rassemblement en revenant à une façon de faire qu'il a su développer pendant la campagne", répond-elle. "On va voir comment les choses vont se passer dans les semaines à venir", conclut-elle.

"La logique serait qu'elle démissionne"

Peu après la diffusion de l'interview, des personnalités du parti ont réagi aux déclarations de Virginie Calmels. "Docteur, un remède contre le syndrome du numéro 2 qui voudrait être numéro 1 sans avoir été élu ?" se demande la députée européenne Nadine Morano. "La logique pour Virginie Calmels serait de démissionner", renchérit l'ancien ministre Thierry Mariani. "Cela s'appelle le respect des urnes", tranche l'ex-député du Rhône Philippe Meunier.

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