Bruno Retailleau (LR) : "Angela Merkel est en bout de course et Emmanuel Macron a été trop arrogant"

France 2

Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe LR au Sénat, est l'invité des "4 Vérités" de France 2, lundi 2 juillet. 

Les 28 se sont séparés une nouvelle fois sans accord sur la répartition des tops jobs. Emmanuel Macron a évoqué l'image d'une Union européenne qui "n'est pas sérieuse". "Il n'y a plus de leadership. Angela Merkel est en bout de course et Emmanuel Macron a été trop arrogant, il a beaucoup agacé les autres chefs d'État", assure Bruno Retailleau sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, lundi 2 juillet. Sur la nomination du nouveau président de la Commission européenne, il considère "qu'il faut que ce soit la démocratie qui ait le dernier mot. Le président de la Commission doit être issu du premier parti qui a réussi les élections, c'est-à-dire le PPE. Il y a deux candidats : l'Allemand Manfred Weber et le Français Michel Barnier", souligne le président du groupe LR au Sénat. 

"Un mauvais accord" avec le Mercosur

L'UE a avancé sur un traité qui fâche, le traité de libre-échange signé avec le Mercosur qui prévoit l'élimination des droits de douane dans de nombreux secteurs. De nombreux syndicats agricoles s'y opposent. "Monsieur Macron trouve que c'est un bon accord, c'est un mauvais accord. C'est une double capitulation à la fois sociale pour notre agriculture, mais aussi environnementale", déplore Bruno Retailleau. "On a tous fait campagne au moment des européennes sur des protections nécessaires pour protéger notre santé, pour protéger la nature et là on fait exactement l'inverse", ajoute-t-il. 

Nicolas Sarkozy vient de sortir un livre confessions et les observateurs se demandent si l'ancien président de la République prépare son retour en politique. "À chaque fois que je l'ai vu en tête à tête, il m'a indiqué que pour lui la politique c'était fini", affirme Bruno Retailleau. "Si on continue à regarder l'avenir avec un rétroviseur, on est mort, on va disparaître. Il faut inventer l'avenir et être à la hauteur des enjeux", soutient le sénateur de la Vendée. 

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