Après avoir obtenu la confiance de l'Assemblée, Edouard Philippe renouvelle l'exercice au Sénat

Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 30 avril 2019 au Sénat.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 30 avril 2019 au Sénat. (DANIEL PIER / NURPHOTO / AFP)

Le Premier ministre prononce une nouvelle déclaration de politique générale suivie d'un vote qui lui permettra de jauger l'attitude des sénateurs des Républicains.

Après avoir obtenu la confiance de l'Assemblée, Edouard Philippe se confronte jeudi 13 juin au Sénat, contrôlé par l'opposition de droite, pour un vote qui n'engagera pas la responsabilité du gouvernement mais sera scruté de très près. Le Premier ministre prononce à partir de 9h30 une autre version de sa déclaration politique générale, qui a été approuvée mercredi à l'Assemblée par 363 députés (163 autres ont voté contre et 47 se sont abstenus). Une majorité légèrement moins large qu'en juillet 2017.

C'est la première fois qu'une déclaration de politique générale est soumise à un vote – en vertu de l'article 49-4 de la Constitution, qui prévoit la possibilité pour le gouvernement de demander à la chambre haute son approbation – dans un Sénat tenu par l'opposition. Une simple marque de "respect", jure Matignon. Mais qui pousse aussi Les Républicains à clarifier leur position vis-à-vis d'Emmanuel Macron.

Risque de division à droite

Si la majorité présidentielle observera à la loupe le vote de l'ensemble des 348 sénateurs, elle s'intéressera ainsi d'abord à celui des 144 élus LR, qui dominent la chambre haute. Face au risque de division entre ceux tentés par un vote contre et ceux préférant l'abstention, Bruno Retailleau, président du groupe LR, a appelé mercredi soir ses troupes à s'abstenir – alors qu'à l'Assemblée, 81 des 104 députés des Républicains n'ont pas accordé leur confiance à Edouard Philippe.

On n'est pas obligés de tomber dans un piège.Bruno Retailleau

Devant les députés mercredi, Edouard Philippe a reconnu aller au Sénat "sans penser revenir avec une majorité". Mais ce discours "sera l'occasion pour le gouvernement de détailler le chapitre territorial de l'acte 2 [du quinquennat] et le vote permettra à chacun de se prononcer et à nous tous d'y voir plus clair", a-t-il ajouté. 

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